Laemia Molosse satanique

Inscrit le : 31 Mar 2007 Messages : 298 Feuille de personnage Perso: S
 | Sujet: Freya Ven 15 Juin - 15:53 | |
| Ainsi naît la légende.....
Reste d'un royaume depuis longtemps disparu, quatre contrées cohabitent plutôt mal que bien aux confins des terres près de l'océan. Le duché des sept passes, la Baronnie et le territoire des Alchimistes délimitent un no man's land riche et libre que chacun de ses voisins convoite mais qu'aucun n'ose envahir directement dans l'appréhension de la réaction des deux autres partis.
C'est au sein de cette enclave que se sont rencontrés deux aventuriers. Deux esprits libres et sans attache, deux Parias aussi, sang mêlé de races haïes. L'un d'eux, une Elfe à la fluidité féline dévoilera avec le temps le sang drow qui coule en ses veines, l'autre, Demi orc à la force incalculable dévoilera un esprit plus grand que l'ordinaire des siens. Ensemble ces deux là, leurs capacités se complétant parfaitement forment une force qui surprendra leurs ennemis. Quand ceux-ci s'aperçurent de leur présence il était trop tard, leurs proies c'étaient fortifiées, le gibier était devenu chasseur. Et l'elfe lassée d'avoir à tuer les assassins lancés à sa poursuite par les Mages de la tour Alchimiste, convainquit son compagnon d'aller au devant de cette menace et de détruire ceux qui voulaient les éliminer.
Ils investirent donc cette tour maudite en terrassèrent la plupart des mages y restant, tous sauf un qui avait eu la sagesse de s'enfuir. Le combat avait été rude, et les deux compagnons ressortirent soigner leurs blessures. L'elfe toutefois revint terminer leur travaille et détruire à jamais l'influence néfaste qui régnait là. Elle libéra des cachots les derniers prisonniers et créations de ce fou transmutateur mais ne parvint pas à l'empêcher de s'enfuir à travers un portail qu'elle détruisit pour ne plus qu'il puisse revenir. Seule puissance capable de tenir éloignés les prédateurs des sept passes et de la Baronnie, Serine, devint la protectrice de l'ancien territoire des alchimistes, aidant par ses liens avec elle, la nature à reprendre ses droits sur ces terres trop longtemps souillées et permettant aux habitants de sortir de la misère ou les tenaient leurs anciens maîtres. Tandis que se mettait en place un nouveau système sur ses terres, L'elfe parti retrouver son ami orc pour l'aider à prendre le duché, avec succès ils combattirent les troupes du Duc des sept passes et Toc en devint le nouvel administrateur.
Deux des terres honnies purifiées, restait une troisièmes vers laquelle les regards se tournaient quand parvint un nouvel aventurier près à prendre sa place dans l'aventure.....
Freya....
Les silhouettes sombres se découpent sur le pas de la porte de notre chambre. De toutes mes forces j'étreins la taille de mon frère qui a passé autour de moi ses bras de manière protectrice. Mais ils sont trop forts, trop nombreux et nous ne sommes que deux enfants, deux jeunes paysans qui ne connaissent que trop le destin qu'on leur prépare. Les hommes des mages sont venus, ils seront leurs prochains cobayes. La peur, l'impuissance la colère, tous ces sentiments que peux ressentir une fillette de sept ans devant l'injustice de son sort, Freya les ressent en ce moment, mais le pire est à venir. Les hommes les conduisent en bas avec rudesse mais sans trop de violence car ils ne doivent pas abîmer la "marchandise". Dans la grande pièce c'est là qu le futur c'est joué, les parents se sont défendus, Père gît dans une flaque de sang le torse déchiré d'un grand coup d'épées, mère, mère est plus loin ensanglantée elle aussi, et à moitié dénudée, Freya tente d'échapper à l'étreint de son frère, de courir vers elle, puis brutalement, le souffle lui revient et.....
Elle hurle, se réveillant en sursaut. Des larmes coulent en abondance le long de ses joues, et elle n'essaie même pas de les retenir, elle a abandonné depuis longtemps déjà l'idée de cacher sa douleur, elle est légitime. Malgré les sévices et les tests tous plus douloureux qu'ils ont fait sur elle, malgré les privations et l'affaiblissement définitif de son corps, rien, rien ne lui a jamais fait plus mal que cette nuit là cette vision, ce souvenir qui la hante toujours. Elle était très jeune encore mais pas assez naïve pour ne pas comprendre ce que sa mère tant aimée avait subit pour avoir voulu les protéger elle et Kassen, ce grand frère adoré et perdu maintenant. Elle aussi à subit ces avanies plus tard quand elle devint adolescente mais rien jamais ne devait dépasser l'horreur qu'elle ressentit à ce moment, celui ou la compréhension se fit alors qu'elle regardait le corps de celle qui lui avait donné la vie.
Freya s'assoit et ranime le feu mourrant tandis que les souvenirs de ses années d'emprisonnement remontent en elle sous forme de sentiments, il y a la peur, l'angoisse toujours présente du prochain supplice, ou du fait que celui qu'on subit soit le dernier, puis le manque, la solitude du cachot avant qu'elle ne trouve Daos et qu'il accepte de porter pour elle des messages à son frère qui est enfermé un peu plus loin et lui rapporte ses réponses, toujours si encourageantes. Puis l'espoir enfin qui frappe au cœur de bien étrange façon parfois.
Alors qu'elle était enfermée depuis sept ans déjà, et que le temps passé avait jeté sur son être un voile de brume qui la rendait plus docile car trop éloignée de la réalité pour s'en préoccuper, elle fut transférée dans une espèce de salle commune ou étaient logés les nouveaux cobayes humains des alchimistes. Il en arrivait régulièrement car la plupart mourraient au bout de quelques semaines voir quelques mois pour les plus résistants. Ce qui faisaient d'elle et de son frère deux exceptions prisées. C'est là, par ces nouveaux arrivants qu'elle entendit parler d'eux pour la première fois. Indifférente d'abord, insensible depuis trop longtemps à l'extérieur pour s'émouvoir, elle finit par arrêter son esprit sur ces histoires sans cesse répétées, ces histoires sur deux êtres qui seuls défiaient les plus grands de ces terres.
C'est à peu près à ce moment aussi qu'un homme, chose peu commune puisque ordinairement il ne venait que des enfants, fut enfermé, à moitié mort avec eux. Freya apprit très facilement, s'en même chercher à le savoir qu'il avait décimé une patrouille, et que s’il n'avait pas été mis à mort c'était uniquement que sa vigueur intéressait les mages qui pouvaient tester sur lui certaines expériences qui trop rudes tuaient à coup sur les enfants. Nizhel (c'était son nom) malgré ses blessures ne succomba pas à la peur qui tenaillait les enfants. Au contraire, à chaque coup il menaçait et insultait ses persécuteurs. Une fois ramené dans la cellule il prêtait à peine attention aux enfants si n'est pour en repousser un brutalement s’il faisait l'erreur de vouloir se rapprocher de lui. Il les observait de sa place méprisant envers leurs pleurs, leurs peurs et leurs besoins. Avec le temps, habitués à sa présence, les enfants, et Freya avec eux finirent par lui laisser toujours l'espace qu'il réclamait sans plus s'en préoccuper. Si elle avait été moins enfermée en elle, Freya aurait sans doute senti depuis longtemps les regards de plus en plus insistants qu'il dardait sur sa frêle silhouette d'adolescente. Ca n'aurait rien changé sans doute toutefois, et le jour ou il s'approcha d'elle, elle n'aurait pas plus réagit qu'elle ne le fit cette fois. Il s'assit près d'elle et commença sans un mot à délasser la tunique qu'elle portait Freya leva vers lui des yeux vides, dépourvus de tous sentiments. L'homme poursuivit un instant ses attouchements puis jura devant le manque de Réaction de la jeune fille."J'comprend vraiment pas ce qu'ils peuvent trouver à un sac de viande si bien roulé qu'il soit" grommela- t-il faisant références aux gardes sans doute. Il se détourna et parti se rallonger à sa place. Le lendemain soir, tandis qu'un garde venait la chercher, il se leva prestement tandis qu'il lui tournait le dos, et brisa la nuque du gardien qu'il délesta rapidement de ses armes et de ses clés. Alors que le cadavre tombait à ses pieds, Freya leva les yeux vers l'homme sortant de sa léthargie pour la première fois depuis des années. Il répondit à sa question muette:" Désolé gamine, tu ne survivrais pas seule une minute dehors et je n'ai pas l'âme d'un chevalier protecteur" Il se pencha pour l'embrasser puis quitta la cellule en traînant le corps derrière lui. Une fois sorti, il referma à clé la porte de la cellule.
Ces évènements avaient fini par réveillé quelque chose au plus profond d'elle. Elle écouta plus attentivement les histoires de l'extérieur, et peu à peu, tandis que sa curiosité l'emportait et la tirait hors des brumes ou elle s'était volontairement retirée, revinrent les sentiments.
Les cauchemars les suivirent de peu. Mais cette fois ci elle ne succomba plus à la facilité de l'oubli, elle endura, et se nourrit de la force de ces êtres qui au fond de cette tour devenaient des légendes. Elle s'aperçut aussi des effets de certains tests sur elle. Elle développait des pouvoirs. Ainsi, quand les ténèbres se faisaient trop lourdes, la lumière fusait autour d'elle sans qu'elle ne sache vraiment comment.
Elle cacha de son mieux ses nouvelles possibilités à ses tortionnaires s'en servant pour améliorer un peu leur existence à tous. Elle finit toutefois par être dénoncée par un de ses condisciples. Heureusement les mages n'eurent pas le temps de se servir de cette dénonciation car ils furent attaqués et décimés ce jour là par Eux, Serine et Toc, ces êtres dont le nom la soutenait depuis des mois étaient venus à leur secours.
Malheureusement, ils repartirent sans être parvenus jusqu'à eux. Déçue, elle apprit de ceux qui avaient été délivré que le combat fut rude et que les étages supérieurs de la tour avaient été détruis dans la bataille!
Les libres parcouraient en patrouille les couloirs restant car un des mages était encore en vie et ils nourrissaient ceux dont ils n'avaient pu ouvrir les cellules. Quelques semaines plus tard elle revint. Pour défaire le mage restant et pour délivrer les derniers prisonniers. Le cœur battant à tout rompre, Freya attendait derrière ses grilles de la voir arriver. Mais ce fut lui qui vint en premier, le transmutateur. Il la saisit par le bras et la traîna vers un portail. Freya se débattit, elle tenta de toutes ses forces de le ralentir tandis que les bruits des combats se rapprochaient. Mais affaiblis par ces années de privations et d'immobilité, elle ne put s'opposer longtemps à son ravisseur. Sa seule joie fut de La voir qui entrait dans la pièce tandis que le mage la précipitait à travers le portail.
Des bruits de pas la tirent de sa rêverie. Elle s'essuie les yeux tandis qu'on s'approche. Sa peine est légitime, oui, mais pas question de la laisser en pâture au premier venu. Et tout est si étrange ici. Elle se relève t fixe un regard placide sur l'arrivant. |
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