Rashkar Gobelours

   Age : 23 Inscrit le : 01 Avr 2006 Messages : 42 Localisation : Franconville 95 Feuille de personnage Perso: Raynen
| Sujet: Raynen Ebn’ Ashiir Ven 6 Oct - 17:06 | |
| Raynen Ebn’ Ashiir Roublard
Un prénom du nord, avec un nom du sud. La d’où je viens, la d’où viens mon sang, Ebn’ Ashiir signifie l’ombre. Froide, pénétrante celle qui te ronge les os par le gel qu’elle dépose sur ta peau. L’ombre qui te guette, te faisant frémir, sans que tu en saches la raison. Celle qui, ensuite, te plante une lame dans le cœur, te tranche la carotide, ou t’ouvre le ventre sur place. Quand a Raynen, c’est juste un prénom, choisit par ma mère, ça n’a pas grande importance. Je n’ai jamais mis les pieds en ces terres désertiques d’où je suis originaire par mon père, et seul mon teint, maintenant très légèrement bronzé peut laisser deviner que je suis homme du sud.
Orink, je n’ai connu que cette ville, jusqu’à présent. Une bien belle ville en somme, mais une ville sur laquelle je ne poserais plus jamais les yeux. Elle me manquera, ses rues sombres, humides, froides. De véritable coupe gorge pour ceux qui ne connaissent la rue. Pas rare d’y trouver un bourgeois, pour simplement lui voler sa bourse, ou lui percer le cœur.
Mon père était l’un des nombreux voleurs rodant dans Orink. A son propre compte, comme il le disait si souvent avec fierté. Survivre seul dans ce milieu demande du courage et de la volonté. Ariik, de son prénom, vivait du vol. Les bourses, les bijoux. Tout cela était son métier. Ruser, draguer, parlementer, fuir, se battre, tout les moyens étaient bons pour prendre ce qu’il voulait. De temps en temps, il acceptait un petit extra, participant à de gros cambriolages, histoire d’arrondir les angles. Bien sur, il ne restait jamais au sein d’un même groupe. On ne sait jamais, après tout, c’est ce milieu qui veut ça. D’ailleurs, sa triste fin illustre bien mes dires. La gorges tranchée. Règlement de compte probablement, on ne le saura jamais de toute manière, et il nous faut vivre au jour le jour, sans se soucier de l’avenir ou du passé.
Ma mère était Jasmine. Une voleuse d’un autre genre. Elle, c’était les riches soirées bourgeoise, ou elle pillait avec amour les coffres a bijoux de ses hôtes, avant d’aller les rejoindre pour plaisanter ou échanger les rumeurs. Les temps étaient si simples pour elle, jusqu’à ce qu’elle rencontre Ariik, qui allait devenir son homme. Jasmine était très jolie, même maintenant je dois dire. Cet « avantages » n’en était pas un. Sa grâce et son beau visage attirèrent l’attention sur elle d’un jeune bourgeois, avide de rencontre et de sexe. Il tenta d’abuser d’elle, et elle prit la fuite. L’homme se lança à sa poursuite, espérant passer la fin de soirée qu’il avait en tête. Jasmine sortit, puis emprunta une ruelle. Dans cette ruelle, Ariik rentrait tranquillement chez lui.
Quelques secondes, et quelques coups de dagues plus tard, Ariik raccompagnait Jasmine chez elle. Ils restèrent ensemble, sans jamais se quitter. Je pense qu’ils étaient fait l’un pour l’autre, que les dieux ont désirés cette rencontre, comme ils doivent le faire pour chaque mortel. Ils s’avouèrent tout. Puis s’unirent, pour s’offrir une vie riche et paresseuse. Du fruit de cet amour vint un garçon. Ce garçon c’est moi.
Bien évidement, grandir dans un tel environnement me permet de voir le monde d’une autre manière. Je ne vois pas la demeure d’un riche marchand, mais la fortune que ce dernier va perdre. Je ne vois pas de belles bourses accrochées au ceinturon des gens, non, je les vois dans ma main. JE ne vois pas de belle femme, richement vêtue, bien maquillée, ses somptueux bijoux mettant ses formes en valeur. Je vois ses bijoux, en vente sur le marché noir pour une poignée de pièces d’or qui finissent dans ma poche. Bien sur, j’allais à l’école, apprendre a lire et écrire auprès des prêtres et des maîtres, mais j’apprenais aussi a voler, roder discrètement, de nuit comme de jour, mettant les ombres des bâtisses à mon avantage. Tandis que les gamins de mon âge ne rêvaient que de devenir un héro, chassant les monstres pour sauver les innocents, je rêvais, simplement, de devenir un habile roublard, fort en parole mensongère et tout en finesse.
Les années passèrent. J’atteins l’âge de seize ans, et un nom parmi les criminels. Tout comme mon père, je volais les bourses, sans hésiter à recourir à la violence ou le mensonge. J’accompagnais ma mère dans ces soirées bourgeoises, draguant les jeune femme de mon âge, avant de les délester de quelques pièces. Quelques cambriolages par ci, par la. Mais une telle vie n’est point sans risque, rapidement vint la prison. Un cambriolage catastrophique, jamais plus je n’entrerais dans la demeure d’un mage en passant par les fenêtres. Une alarme magique sonna, réveillant le quartier et guidant les gardes jusqu’au lieu du crime. D’un coté, le mage, prêt à me lancer une boule de feu, et de l’autre, la garde, prête à me transformer en porc épique. Devant une situation aussi explosive, la meilleure solution me semblait être de poser mon arme, et d’attendre. Ce que je fis. Je fus le seul à être arrêté. J’aurais pu dénoncer les autres, mais je ne l’ai pas fait. La prison est préférable à la trahison des siens, surtout quand ceux si travaillent pour quelqu’un de puissant.
La prison porte très mal son nom. C’est plus une école du crime, qu’un endroit ou on se rachète aux yeux de la société. J’y appris d’autres tours, d’autre manière de tuer, de voler, de piller. Je pris aussi connaissance de divers trafics, m’offrant un quotidien presque agréable, avec diverses substances plutôt agréables. Je fis connaissance de nombreuses personnes intéressantes et eut même la chance d’assister à un règlement de compte. Cela se termina par une main tranchée nette. Triste pour un jongleur. Je sortis de cette « école », car il faut bien l’appeler par ce qu’est son véritable nom, à l’age de vingt deux ans. Mon père était mort durant mon séjour en prison, et une nouvelle vie s’offrait à moi.
J’étais parfaitement au courant des troubles de Sendarie. Même si je m’en fichais, il fallais que je connaisse l’ambiance extérieure. Un navire partait, rejoindre une nouvelle terre, ou il fallait s’installer. Galaen, en Mordanfell, serait ma nouvelle demeure. J’y serais probablement bien la bas, même s’il faudra, a mon avis, attendre avant de pouvoir travailler comme je l’ai toujours fait. Mais tout ceci fait partit du passé, et il faut vivre au jour le jour, sans se soucier de l’avenir ou du passée. C’est ainsi que je termine ces lignes, deux heures avant de départ du navire qui me conduirait vers ma destination. La prochaine fois que j’ouvrirais cet ouvrage, les temps auront changés, et j’espère bien que je pourrais recommencer à voler, car c’est pour moi La Liberté…
Nouveau journal, pour un nouveau monde, par Raynen Ebn’ Ashiir |
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