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 NagarothVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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TheHighl
Molosse satanique


Sexe:MasculinScorpionDragon
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Localisation : Au pays du pastis levant.

Feuille de personnage
Perso: Nagaroth

MessageSujet: Nagaroth   Mer 23 Aoû - 16:10

Assis là sur ce banc de bois, je cherchais à comprendre, comprendre le sens que trouvaient ces chevaliers à chercher les bonnes grâces du peuple tout en bafouant leurs propres valeurs.
Je rêvais éveillé : un dragon d’argent.

Machinalement, tendant la main dans ma besace, j’en tirais cette vieille lettre usée, par les larmes, le temps et les songes qu’elle faisait naître à chaque fois que je la lisais,cette lettre qu’on m’avait remise, écrite par ma mère.


Citation:


*-*
Avant tout c'était un poète...
Il voulait qu’à sa mort, après avoir été inhumé l'on utilise ses cendres comme terre d'une graine de rosier blanc et il fut ainsi chaque jour que présentait le soleil à nos yeux, une nouvelle rose, encore plus belle que la précédente apparaissait, d'un blanc inégalable... qui tendait vers le noir.
Alors, le soir venu elle souriait aux étoiles chassées et absorbait la lumière céleste.
Une d'entre elle naquit dans une robe noire, on eut dit des pétales d'ombres, d'un noir absolu, inexistant.
Elle ne se referma jamais.
Quelques lunes ayant passées un groupe de voyageurs s’installa. Traqués hors de la montagne par des démons noirs comme ils les appelaient, des elfes à la peau sombre plus exactement.

Ils campèrent là, trouvant la pierre tombale, qui par les caprices du temps passé ne ressemblait plus guère qu’à un maudit rocher, le meneur s’assit donc et s’y appuya, décidant de passer la nuit là, las de la fuite : la fatigue prenait le dessus.
Personne ne les suivit ici : dans l’obscurité du sanctuaire au-dessus duquel ils s’endormirent. Notre rose disparu sous le poids d’un rescapé exténué par la traque.

Ils s’éveillèrent, le soleil avait pris déjà un peu de place dans la nuit, et la lune fuyait son approche.
Un nouvel élan au cœur leur ranimait l’esprit, et, ils se sentaient prés à résister, résister plutôt que fuir.
Ainsi donc, les tentes d’un soir devinrent des cabanes le lendemain, puis des huttes et enfin des chaumières chaleureuses quelques temps plus tard.
Aucun homme en arme n'était venu les surprendre depuis leur établissement, et la joie que cela incitait faisait oublier le coté insolite de ce phénomène...
Ils s’installèrent ainsi; jours après jours, les maisons n’acquirent, un village se créait ; l’eau de la rivière était d’un sucre divin et les fruits des bois d’une douceur virginale... la vie leur souriait à nouveau ... la rose avait disparue sous une fondation bâtarde... ... la communauté ainsi installée découvrait enfin les douceurs de la vie, sans appréhension le village s’étendait maintenant sur plusieurs lieux.
Ils ne sortaient néanmoins jamais de la forêt, ils pensaient avoir été oubliés, elle les protégeait de ceux qui avaient été leurs ennemis, de ceux qui n’existaient plus que dans les histoires.
Les saisons passèrent, des naissances chaque jour égayaient leurs chants, mais aucun d’entre eux ne semblait quitter la vie... les années passaient personnes ne mourut !

Mais ils se réveillèrent quelques heures plus tard, ayant rêvé de cette fleur agonisante, sous la douleur des lames qui prenaient leur vie, ils aperçurent alors, avant de sombrer, la rose qu’ils avaient négligée. Tout ceci n’était qu’un autre rêve.
*-*




Pour que tu saches mon fils, que tu comprennes laisse moi te conter ces dernières années, et le pourquoi de mon départ.
Pour que tu saches mon fils, pourquoi je t’aime mais ne peut être là, ne peut plus être là.

Voyageurs, pionniers à la recherche de gisements, nous errions par delà les landes et les contrées, jusqu’à rencontrer des adversaires contre lesquels nous n’étions pas préparé, la fuite, la peur … et le désastre, les prisonniers … et alors qu’ils m’amenaient, seule, je me suis souvent demandée si, en ayant prêté garde à cette fleur le rêve aurait supplanté la réalité, et si ce carnage n’aurait jamais eu lieu...

Ensuite, je fus la risée de ces femmes, dernière lubie d’une de leur prêtresse, et de leurs hommes, pour qui le plaisir de me torturer était bien plus important que le simple fait de me liquider, jeune humaine asservie, domestique de ces bâtards de drows, soumise à leur moindre envie… me voilà servante de ces démons. J’appris au long des années à me soumettre à leur vie. Toutes les années passées à les servir fit de moi la confidente de ma maîtresse : non je n ‘étais plus une esclave et bien des proches étaient jalouses de ma situation privilégiée malgré le fait que je sois qu’une étrangère, une esclave.
Et ce fut un nouveau prétexte pour alimenter les haines continues, les guerres pour le pouvoir que se livrent les familles dans ces types de société elfiques.

Lorsque lors d’un banquet, les corps sonnèrent je compris que l’assaut pour la prise de pouvoir de « notre » famille avait été donné, et alors que les mâles s’efforçaient de retarder les assaillants Matrone Razanielle et moi essayâmes de fuir le carnage qui se livrait maintenant dans tout le palais.

Par magie, sortilège et malice bientôt éloignés de la cité, nous nous retrouvions seules mais traquées, et comme une chance ultime, vengeance tant attendue je me retrouvai seule, derrière elle qui scrutait les tunnels que nous avions emprunté. Enfin, je voyais peut être une chance de te sortir de là.

Sa fidèle dague qui pendait à sa ceinture ne tarda pas à finir plantée dans son dos, elle n’eu pas le temps de se retourner pour me maudire,... peut être m’aurait elle excusé, ce n’était pas mon cas, toutes ces années passées … et bientôt des larmes de sang coulaient le long de son corps, à chaque coup je repensais à ces jours de torture, nouvelle chance ? fin proche, je couru me terrer, couru me cacher, couru tout droit.
Livide, effrayée je la laissé aux mains de son peuple barbare qui me vola ma jeunesse.

Allrin, ma lame, désormais, brillait de mille feux comme enchantée par ce crime qu’elle avait commit, des frissons de bonheur remontant par la garde, rempli mes membres du sang de cette femme, peut être après tout, je ne valais pas mieux qu’eux, un de leur semblable n’aurait pas agit différemment.. L’acier semblait absorber le sang avant de me le transmettre à travers le pommeau de cette arme de mort. J’espérais qu’une chose, qu’il n’aille pas jusqu’à toi, mon trésor.

Les jours passèrent et apeurée comme un animal en fuite j’aspirai à enfin sortir de ces tunnel pour retrouver la lumière du soleil, chaque pas, décidée un peu plus m’en sortit coûte que coûte, donner à cette chance qui m’avaient été offerte un sens. La dernière vigie n’eut pas le temps de réaliser que je n’étais pas qu’une étrangère effrayée, mais une bête sauvage qui fuyait et pour qui il était le dernier obstacle, le dernier des geôliers de ces années de captivité
La rage, la haine, colère et mépris, désespoir face à ce dernier rempart, mes veines me brûlaient, mon corps avait du mal à contenir cet afflux de peine, et d’un coup furieux j’arrachais la vie de la sentinelle.

Enfin à l’air libre, encore bien des jours passèrent avant que je ne trouve cette communauté de prêtres, des hommes bons qui m’ont recueilli, soigné au mieux qu’ils pouvaient et aidé dans ces derniers moment ou nous étions encore unis mon enfant, avant que nous ne fassions deux. Ils feront de toi un homme, de foi, d’église ou autre, mais je sais qu’ils auront à cœur de te mettre sur la bonne voie. Ta chance est d’être élevée par eux, et eux seuls, ces années ont trop déteint sur moi. Sois droit mon fils, fier et juste. Ne néglige ni les rêves ni tes souhaits et veille sur la rose noire.

Je t’aime mon enfant. Ta mère.




Refermant cette lettre, prenant soin de ne pas la déchirer, le regard flou, ne séchant point mes larmes je voyais à nouveau ces chevaliers resplendissants, les entendait parler de compassion et de pardon.
Reclus là dans cette chapelle de pierre, je cherchais le salut et le courage de me dresser face à eux, face à tous, afin, de leur prouver que si la lumière brillait tant c’est qu’elle était faite de flamme, d’un feu qui s’alimente des âmes des païens et des impures; d’étincelles naissantes chaque fois que nous exécutons ces viles créatures qui se terrent dans l’ombre que les couards leur offrent, de par leur passivité, leur manque de courage.

Je voyais, comme un songe son épée, brillante dans cette voûte sanctifiée.J’étais pensif

Car les forces obscures ne sont rien sans les alliés passifs qui leur permettent de se cacher dans l’ombre que leur inaptitude à refléter la lumière crée.
Je songeais souvent à l’étude de ces textes, à ces images pourtant pleines de bon sens.
"Envisageons un grand champ ensoleillé, les cafards cachés dans l’ombre de ce chêne ne seraient plus, si ce dit arbre était abattu » combattre le mal par la racine efficacement passe donc par abattre tous les obstacles à la propagation du bien
Et aussi fou que cela puisse paraître à certains, c’était cependant d’une logique implacable."
Ainsi, ici, las de voir ces chevaliers aux armures étincelantes transiger avec des âmes impies, je prenais de ces bancs en pierre toute la froideur nécessaire à l’accomplissement de mon œuvre.

La théorie était loin, l’académie m’avait apprit les bases, m’avait instruit et surtout avait attisé ma soif de découverte. Durant toutes ces années, que j’avais passées au monastère de cette citadelle recluse, mis à part nos quelques camarades de chambrée, nos instructeurs plus ou moins assipides et de rares voyageurs en recherche d’abri pour la nuit, il faut bien avouer que nous avions été relativement bien coupé du monde extérieur.
Cependant, un soir, un de ces soirs comme les autres, où les prières se fondaient dans les murmures impersonnels de la nuit, où la fraîcheur du ciel rendait presque chaleureuse nos modestes couches, un étrange individu était venu prendre refuge dans les murs de notre abbaye pour y rester, au final, quelques temps.
Je n’ai jamais su son nom, d’où il était venu, ce par quoi il était passé, et ce : malgré toutes ces soirées que nous avons passé à discuter, de choses et d’autres, sans rage aucune, le verbe calme et sans vague ses propos avaient été néanmoins des plus engagés et bien loin des facéties pleine de compassion que nos mentors nous avaient inculquées depuis bien des années.
Il m’avait raconté la légende du paladin déchu aux yeux des hommes mais ayant conservé la confiance des dieux tant son engagement était sans faille et sa loyauté exemplaire, de son idylle aussi, avec cet ange et la façon dont il prit soin de lui et de ses frères avant de les libérer de leur tourments. Il me fit découvrir la voie de Hoar et de la Lumière Aveugle, et ainsi en Enroth Dragon d’Argent à l’épées légendaire, ce légendaire j’avais trouvé un modèle, ainsi je n’étais pas pionnier ni même seul en ce monde à préférer la justice à la bonté, à m’écarter du culte si politiquement correct de Tyr.
Et quelques semaines après, à la naissance du printemps, dont les fleurs éclose scellaient nos longues discussions, échanges d’idées, la fin de l’instruction étant proche, sans aucun jugement sur mes origines, mes choix et mes actes étant gage, il m’avait invité à le retrouver une fois ma formation officielle achevée, me laissant pour seul clé un œil enflammé gravé sur une plaque de pierre.


Assis là sur ce banc de bois bien des années avaient passé, l’académie étaient loin, mes frères d’armes au moins autant, de nouveau seul, couvert de se vieux drapé mes pas m’avaient mené vers cette chapelle, mais rien, aucun indice sur ce culte qui était mon graal.
Peut être que la fin était de le faire connaître et vivre, en aurais je le courage ? la force, le cran ? Déjà dehors les marins s’activaient et le navire allait quitter les quais, prendre route vers cette terre nouvelle, cette terre vierge. Le soleil se levait au large, éblouissant, splendide, trop brûlant, aveuglant, je baissais le regard sur les ondées le reflétant, et là, cet œil enflammé apparu, tel un mirage, utopie ou signe, il ne m’en fallait pas plus pour me décider, ramassant mon paquetage, je me dirigeais vers la capitainerie.


_________________
Citation:
Cette moto te concasserait comme une vulgaire olive vieux



Dernière édition par le Jeu 24 Aoû - 16:19, édité 1 fois
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