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Léa Valdebise DM

Inscrit le : 04 Avr 2007 Messages : 494 Feuille de personnage Perso:
| Sujet: Léa Valdebise Jeu 5 Avr - 16:26 | |
| L'automne était déjà bien avancée dans la vallée de Lüln, et les feuilles qui jonchaient le sol de cette petite route menant à la cité d'Ankivat formaient un doux coussin aux sabots des chevaux. La petite troupe qui cheminait avec hâte sur cette route semblait fuir quelque chose ou quelqu'un. Six hommes en armure lourde accompagnaient trois femmes. Tous portaient les habits des prêtres de Tyr. Des habits trahissant une longue route et de durs combats. Une des trois femmes était enceinte, à terme. Elle ralentissait manifestement la compagnie mais tentait par des efforts surhumains de garder le rythme.
La petite troupe s'était arrètée un instant dans une petite clairière. Le temps était orageux et une fine pluie glaciale commencait à tomber. Une pluie qui annoncait la neige prochaine.
La troupe d'Orcs qui les suivait depuis quelques temps déjà se rua à l'assault. Le combat fut aussi brutal que sanglant. Les épées tranchaient les membres, les masses fracassaient les crânes... Et au bout de quelques minutes, il ne restait plus un seul humain encore en vie. La clairière était jonchée de cadavres orcs et humains mélés en une ultime étreinte. Les survivants orcs avaient quitté la scène, manifestement satisfaits d'avoir accomplit leur énigmatique mission, laissant leurs camarades morts au combat ainsi que leurs adversaires disparaitre sous le manteau de neige. Une petite voix pourtant rompait ce sinistre silence. Celle d'un nouveau né, une fille, que le destin avait épargné. Elle reposait sur le corps inerte de sa mère qui l'avait enfanté au pire moment de la bataille.
Le temps avait permis à la neige d'entièrement recouvrir les corps quand une femme d'un âge déjà avancé découvrit le nourrisson miraculeusement vivant.
"Je te cherchait Léa... Tu es bien l'élue d'Auril".
Les années ont passé. Léa avait été élevée au sein de la tribut de Valdebise. Une tribut isolée aux limites septentrionales des terres connues. La mère adoptive de Léa était la pretresse du village; elle vénérait la Dame de Glace Auril, dont tous les membres de la tribut craignaient le couroux. Léa avait grandit en suivant le précieux enseignement de sa "mère". Elle savait qu'un jour il lui faudrait lui succèder. Un jour difficile où elle devrait affronter et tuer sa mère adoptive comme le voulait la coutume. Elle était maintenant prète. Prète comme jamais. Maintes fois elle avait répétée en mémoire les incantations et les rituels qui lui permettraient de survivre à cette confrontation.
Mais le jour venu, le destin en décida autrement: l'ancienne prètresse fut retrouvée morte dans son lit. Le crane brisé par une lourde masse. Celle ci reposait encore prèt de la victime. C'était l'arme sancifiée de Léa...
Malgrès ses cris d'innocence, Léa du fuir la vindicte de la tribut. Loin, très loin. Et nul ne su qui avait trahis les rytes ancestraux d'Auril. |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Dim 29 Avr - 19:45 | |
| Première épreuve
C'est mon douzième hiver. Ma mère vient de m'annoncer la nouvelle. Demain matin, en compagnie d'une de mes "soeurs", j'affronterais la vérité d'Auril. J'ai peur et je tremble. Une seule de nous deux sortira vivante de cette épreuve qui durera trois lunes entières, le temps d'un hiver.
Je n'ais pas dormi de la nuit. Deux guerriers portant de sinistres masques m'amènent dans une hutte à peine éclairée. Là, je retrouve ma mère adoptive ainsi que ma soeur d'adoption. Peu d'explications, aucun conseil, pas de mot tendre pour nous soutenir en ce moment difficile. Elle nous explique la chose. Nous allons être lachées toutes deux dans un vaste enclos peuplé de créatures du froid, des loups principalement. Une seule pourra en ressortir au bout des trois mois... Pas de provision, pas de protection, pas de quoi faire de feu. Juste un poignard et une simple tunique de lin alors que dehors la neige tombe à gros flocons.
Je regarde ma "soeur". Elle aussi tremble de froid. Je la connais depuis toujours. Dans moins de trois mois la Mort nous aura séparé.
Les deux même guerriers nous poussent dans l'enclos, referment la porte tandis que notre "mère" lance des imprécations magiques pour nous empécher de franchir la palissade. Déjà nous entendons les hurlements des loups. Ils ont sentit notre présence et la faim les poussent à notre rencontre. Survivre aux loups fut simple à deux... Nous avons dévoré leurs cadavres, celà nous a permis de tenir quelques temps. Puis des racines... Puis rien...
Trois mois se sont écoulés. Je suis la seule à ressortir de l'enclos. Affaiblie, amaigrie, mais vivante. Vivante plus que jamais. Dans un instant de délire, proche de l'inconscience, j'ai entraperçu Auril, la Dame Blanche. Elle m'a baisé le front. Je n'ai plus peur. Ma "mère" m'a recueilli et soigné, tandis que des guerriers du village sont allés chercher la dépouille de ma "soeur". Ils ne furent même pas surpris de la trouver à moitier dévorée... Ils ont jetté ses restes aux chiens, sans un mot ni même une pensée pour ses souffrances endurées. |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Ven 4 Mai - 13:26 | |
| Evangélisme
Mon quinzième hiver. Dehors une neige mouillée tombe sur le village. Je termine mes préparatifs pour aller à la rencontre de la tribut gobeline que ma mère m'a désigné. Je dois leur inculquer la "vraie foi", celle d'Auril la Déesse Blanche. La route risque d'être longue et pénible. Je devrai me rendre assez loin vers l'Epine Dorsale du Monde. Je sais que ce chemin sera périeux et que je devrai chèrement défendre ma vie. J'accroche ma lourde masse à mon flanc et fini de lacer les lanières de mon sac, puis, sans un regard en arrière, je me dirige seule dans l'étendue glaciale.
Il me fallu une lune pleine pour enfin arriver à l'endroit indiqué. L'accueil du village gobelin fut très hostile, mais lorsque je leur montrais le symbole d'Auril, ceux ci me laissèrent rencontrer leur chef, un certain Braspalieyth, un gobelin puant, flatulant et erructant sans cesse. Je lui expliquais brièvement que la Dame Froide avait choisi leur piteuse tribut pour la servir. Quel honneur pour ce peuple, mais quelle ironie pour moi. En effet, ce gobelin était aussi prètre de Maglubiyet, et il n'entendait pas renier son culte aussi facilement. Ce sinistre individu me fit prisonnière avec la ferme intention de me dépecer et de me servire en repas à toute la tribut le soir venu. Cruel destin... Auril, toutefois, m'offrit ses graces. Elle me conseigna, comme le voulaient les coutumes gobelinoïdes du nord, de défier le chef en un combat singulier. Aussitôt une arrène fut mise en place. Je ne compris pas tout de suite ce que signifiat cet étrange rictus sur le visage du gobelin: ce duel devait se faire selon les "règles" c'est à dire que je devais le combattre les mains liées dans le dos, un bandeau sur les yeux. Lui serait bien entendu armé et libre.
L'ensemble de la tribut exortait le chef à faire durer le plaisir. J'entendais leurs cris, mais je restais concentrée sur ce qui allait me sauver la vie. Le gobelin se jetta sur moi, m'assènant de nombreux coups avec sa masse. Mais il ne visait pas encore les point vitaux. Pour ma part, je me concentrait sur l'incantation. J'appelais le serviteur qu'Auril avait bien daigné vouloir me confier: le squelette d'un guerrier mort au combat, condamné par Auril à me servir pour une faute dont j'ignorais alors tout. J'étais à genou, le visage en sang quand le squelette fit son apparition. L'échange de coups fut alors bref et le gobelin s'effondra rapidement. Victorieuse, j'étais victorieuse.
Ma première tache en tant que nouveau "chef" fut de décimer la tribut, comme le voulait également leur coutume: un individu sur 10 fut sacrifié à la gloire d'Auril. J'en étais satisfaite. Auril disposait maintenant du soutient de cette tribut... Moi, j'avais réussit à les convertir. |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Lun 24 Sep - 16:52 | |
| Le trophée
La ville de Waterdeep avait étendue la limite de ses colonies non loin de notre village. Sur nos terres glacées vivaient maintenant quelques dizaines d'humains qui tentaient désespérement d'établir ici un bastion de la civilisation. Ils avaient hissé une haute palissade en bois et commencaient à cultiver les terres alentours. Pour notre tribut cela signifiait une très probable confrontation. Je fut envoyé par ma « mère » pour tenter une négociation. Celle-ci fut très difficile et manifestement, ces colons n'étaient pas du tout prêts à quitter nos terres. Nous avons alors rassemblé les fidèles de la dame blanche en une troupe aussi hétéroclyte que dangereuse et nos sommes partis à l'asseaut du village fortifié. Le combat fut violent et les pertes aussi lourdes dans chaque camp, mais finalement nous fûmes vainqueurs. Malheureusement, tandis que nous annéantissions cette colonie, un groupe d'humains était partie en direction de notre village. Il tua pratiquement tous ceux qui était restés, femmes, enfants et vieillards. Mais pire encore, il profanèrent l'autel de la dame de l'hiver. Aurile entra dans une colère râge que je ne lui connaissait pas encore. Elle décida de se venger de cet affront en détruisant ou éloignant tous les navires à destination de Waterdeep, les harcelant par des tempètes et des pluies de grêle. Le blocus de la ville dura plus d'un hiver, et au printemps, la fière ville nous envoya un émissaire pour négocier une trève. L'homme qui se présenta à nous était un paladin de Heaume. Nous discutâmes tout deux longuement pour essayer de trouver une réparation à l'affront qu'avait subit la Dame Blanche. Et au bout d'une très longue et difficile négociation nous arrivâmes à un compromis. Le paladin faisait don de sa vie à la dame de glace pour épargner sa ville. Il repartit en ville faire ses derniers adieux à sa femme et ses enfants avant de revenir au village...
Je contemple maintenant son corps prisonnier des glaces qui forment le nouvel autel d'Aurile, et je ne cesse de penser à cet homme qui, pour défendre les siens à donner sa vie. Quelle irronie et quelle joie de le voir ainsi, étreingnant le froid de la Dame. Qu'il m'est difficile de comprendre cet homme... |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Lun 8 Oct - 17:02 | |
| Deux Ecus
Deux Ecus était un de ses tire-laines qui vivaient de menus larcins dans la ville d'Eauprofonde. C'était un voleur au coeur noble qui prenait aux riches pour redonner ensuite aux pauvres. Malheur lui prit lorsqu'il décida, sous les conseils de chers amis, de détrousser la pretresse de notre village, « ma mère ». Ses amis l'avaient persuadé de leur rapporter l'orbe de glace. Une relique appartenant depuis la nuit des temps à notre tribut et se transmettant de pretresses en pretresses.
Il partit donc seul dans les étendues glacées du nord à la recherche de ce fabuleux objet. Arrivé dans notre village il se fit passé pour un marchand reliant les contrées du nord à Eauprofonde et cherchant des peaux d'animaux polaires pour les revendre en ville. Un beau matin, il avait disparu emportant avec lui l'orbe de glace. Ma mère entra alors dans une râge folle. Elle me convoqua et m'imposa l'ordre de récupérer ce précieux bien, au péril de ma vie s'il le fallait. Je ne pouvais revenir les mains vides sans en subir le chatiement de ma mère, je le savais et le craignais.
Je me suis donc mise en route pour Eauprofonde, la ville impure et corrompue. Je mis longtemps avant de retrouver Deux Ecus. Celui ci était particulièrement méfiant et sur ses gardes. Il se doutait que nous n'allions pas le laisser partir ainsi et que nous ferions tout pour récupérer notre relique. Je le retrouvais donc une nuit dans une de ses planques. Comme certains de ses amis peuvent être faciles à persuader avec un peu d'or ou quelques coups de masse bien placés. Il ne fut qu'à peine surpris de me voir. Il implora mon pardon et celui d'Aurile. Je lui aurais bien donné volontier, mais quand il m'annonca qu'il avait vendu la relique à un membre du clergé d'Ulutiu qui tentait de rétablire sa gloire passée, cela me mis hors de moi. Il eut beau me dire que l'argent a servit à nourrir et soigner de nombreuses personnes nécessiteuses, je ne l'écoutais plus. Je puisais alors dans la force de la Dame de Glace pour punir cet infidèle d'un aussi grand sacrilège. Une terrible malédiction s'échappa de ma bouche: Deux Ecus devrait me servire au delà de la mort jusqu'à ce que l'orbe revienne entre mes mains. J'abattis alors ma lourde masse à de nombreuses reprises sur son crane et ne fut appaisée que lorsque celui ci fut réduit en une fine substance qui s'échappa dans les fentes du plancher. J'arrêtais de frapper, laissant s'étomper la sainte colère d'Aurile qui m'avait habité.
Deux Ecus me suit depuis ce jour là sous la forme d'une ombre serviable et affable... Par delà la mort.... Et jusqu'à ce que l'orbe revienne entre mes mains. J'aime à le tourmenter pour qu'il expie son parjure et que son âme n'oublie jamais qu'elle a osé , un jour, défier la Dame de l'Hiver.
Je ne revins pas les mains vides au village. Mais je n'avais pas le globe, aussi ma mère me fit part de son « mécontentement ». J'en fut longuement marquée dans ma chère et dans mon coeur, mais cela est une autre histoire... |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Jeu 11 Oct - 18:10 | |
| Le sang d'Ulutiu.
Le coeur glacé de l'hiver. J'ai 17 ans tout juste. Ma mère m'a demandé de me rendre au grand glacier pour récupérer un cristal à la pureté incomparable: le sang d'Ulutiu, un ancien dieu endormi après avoir trop aimer une femme aujourd'hui morte.
Le chemin jusqu'au grand glacier est long et semmé d'embuches. De nombreuses bêtes féroces m'en interdisent l'accès, mais grace au pouvoir de la dame de glace j'arrive enfin au pied de cet immense amas de glace qui force le respect. Après en avoir longé l'extrêmité inférieur, je trouve enfin ce qu'il me semble être l'entrée d'un passage sous la glace. Deux géants des glaces en bloquent l'entrée. Ceux ci me permettent toutefois d'y pénétrer après que je leur ais signifié ma dévotion envers le Dormeur Eternel.
Un long couloir m'emmène enfin dans une immense salle parcourue d'étranges reflets bleutés. Au fond de cette caverne se distinguent les formes d'un homme de très grande stature allongé à coté d'une très belle femme. Les deux semblent enlacés dans une éternelle étreinte. Je suis seule dans ce sanctuaire. Et seule je me dirige vers Ulutiu le Dormeur pour en profaner le sacré. Lentement je sort ma masse puis la brandis en face de la paroie. Je n'aurais que peu de temps avant que les deux géants ne soient allertés. Avec détermination j'abbas ma lourde masse contre la paroie. Si ma mère a vu juste, une seul goute du sang du Dormeur devrait suffire... Une goute de sang de dieu, tel est ma mission. Je frappe de toutes mes forces, de toutes les forces qu'Aurile veut bien me préter. La paroie vibre et craque dans un sinistre grondement. D'énorme bloques de glace tombent enfin et laissent apparaître la peau bleutée et fine du dieu. Je sorts alors une dague et perfore le cuir de celui qui rêve en silence. Une perle de cristal s'échappe de sa main pour tomber dans la mienne en se transformant aussitôt en un magnifique joyau étincellant de milles feux. Je me retourne au moment même où les deux géants font irruption dans la caverne. Le combat est inégale, mais je tiens dans ma main la force de leur dieu endormi et en une rapide prière j'en fais don à ma Dame des Glaces. Aussitôt une force qui m'était jusque là inconnue m'envahie par tout les pores, ma taille décuple pour dépasser même celle des deux géants. Je saisis alors ma masse et fonce sur les deux géants des glaces en hurlant telle une furie réclamant leur sang impure pour apaiser ma soif de rage. Aurile me permet de vaincre des deux géants avec une déconcertante facilité. Je sors rapidement de la grotte craignant, non sans raison, que d'autres ne viennent attirés par le vacarme. Je fuis ce lieu dangereux avec la sensation d'avoir accomplis ma tache...
De retours au village, ma mère m'infligea le suplice du feu: une terrible blessure qui me brule encore entre les deux omoplates. Cette gemme, elle la voulait pour elle... Je l'ai donné en mon nom à Aurile. J'en ris encore aujourd'hui malgrès tout. Elle aurait du me tuer ce jour là... |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Lun 15 Oct - 14:59 | |
| La grande chasse.
Toujours l'hiver. Celui ci, comme tous les autres: le froid, la faim, la peur et la mort. La tribut ne devant sa survie que grâce aux difficiles efforts pour maintenir son troupeau en vie et en état de produire le lait et le beurre, bases de notre alimentation. Cela fait maintenant 3 semaines que régulièrement des bêtes disparaissent dans les étables. A chaque fois la scène est la même. La disparition se fait la nuit, laissant place à des flaques de sang et des empreintes griffues. Chaque étable a vue la disparition d'au moins une bête. Et les fermiers appeurés par le spectre de la famine ont décidé de veiller chaque nuit afin de protéger leur précieux cheptèle. Il n'empèche, gardien ou pas gardien, les disparitions se sont poursuivies, mais cette fois, elles ont fait des victimes humaines en plus des animaux. Trois paysants ont également disparus au cour de leur nuit de veille. Nulle doute que ceux ci ont été tués tout comme ce qu'ils protégeaient.
Un vent de révolte gronde dans le village, les paysants appeurés cherchent une réponse vers ma mère. Celle ci devant les protéger durant l'hiver, ne peut que répondre à leurs attentes.
Me voici lancée à la recherche de cette bête terrifiante qui nous cause tant de soucis. Plusieurs nuits d'afillée je me met à veiller l'une ou l'autre des granges mais sans succès. Alors, je décide de partir seule dans la nuit boréale à la recherche de cette ombre invisible et menacante. Les pistes faciles à suivre laissées par la créature m'ont amené fort loin du village, au nord, toujours plus au nord. Voilà maintenant plus d'une dizaine de jours que je la piste. Elle a voulu m'attirer loin de chez moi, dans son domaine à elle, dans ces plaines lugubres balaillées par le blizarre qui déchire le visage et ôte tout courage à ceux qui n'y sont abitués.
Je suis seule. Terriblement seule au milieux de cette étendue glacée. La bête m'attend quelque part non loin d'ici. Elle a voulu cette rencontre. Elle m'a cherché plus encore que je ne l'ai fait. Maintenant arrive l'heure de vérité, celle où tout va se décider. Ma vie, celle de mon village. Alors surgissent des congères une meute de loups blancs qui rapidement forment un cercle autours de moi, un cercle dont je suis le centre et qui m'emprisonne plus surement qu'une chaine. Le cercle vivant fait alors place à la bête. Un monstre ideux décharné ressemblant vaguement à l'idée que l'on peut se faire d'une panthère. Sa peau semble être décharnée et parcourue de multiples veinules pulsant au rythme effrainé de sa rage et de sa férocité.
En un rugissement à glacer le sang, elle se jette sur moi, cherchant de toute sa haine à mordre mon cou. Je n'ais que le temps d'éviter sa charge que déjà elle bondit à nouveau en ma direction pour cette fois me happer le bras gauche. Je hurle de douleur sous la cruelle morsure et lache mon bouclier. Cette fois la bête semble sourrir de cet étrange sourrir que peuvent avoir les assassins avant d'achever leur victimes. Une lueur maléfique parcourant son regard tandis que coule encore de sa bouche un mince filet de sang. Elle va de nouveau bondir, pour tuer cette fois, le jeu ne semblant plus l'amuser. Elle tourne une dernière fois autours de moi comme pour me juger puis tend tous ses muscles pour se précipiter jusqu'à moi... Je lève instinctivement ma masse pour me protéger de son attaque et celle ci percute violamment le crâne de la bête qui pousse un long hurlement de douleur. Cette fois ci, c'est elle qui est blessée. Le sang qui s'écoule de son crane est maintenant le sien. Elle me regarde alors avec crainte, du chasseur elle devient proie. Je sourris à son attention. L'une de nous va mourir elle le sait autant que moi. Autours de nous les loups laissent le silence faire place à nos respirations devenues difficiles. Avec rage je me précipite alors sur la bête hurlant et réclamant la Mort. Elle tente en vain de me mordre au flanc tandis que j'abbas lourdement ma masse une fois de plus sur son crâne.
La bête est morte. Elle ira rendre compte de son échec à Malar son maitre. Le village est sauvé, au moins pour cet hiver. |
|  | | Léa Valdebise DM

Inscrit le : 04 Avr 2007 Messages : 494 Feuille de personnage Perso:
| Sujet: Re: Léa Valdebise Lun 29 Oct - 13:46 | |
| Une saison de lumière.
Dizième hiver passé en compagnie de la tribut du Val de Bise. Ma mère ma demandé de me préparer pour ma future rencontre avec la Dame du Gel. Je vais quiter, seule, la tribut, pour toute la durée de l'hiver. C'est cette rencontre qui définira pour longtemps mon lien intime avec la Dame Blanche.
J'ai apporté avec moi de quoi survivre durant cet hiver qui d'emblée s'annoncait long et difficile. Je m'éloignais du village sans porter un seul regard en arrière. Il y avait peu de chance que je revienne vivante de cette confrontation: Aurile est exigente et implacable, je le savais. Je laissais mes pas me guider au hazard des chemins, parcourant la nature sauvage des terres du nord et évitant de mon mieux toute trace de quelqconque civilisation. J'établis une sorte de campement au niveau des contreforts du Grand Glacier, espérant y trouver là, l'empreinte de la Dame de l'hiver.
Je restais de long moment à arpenter avec peine les pentes glacées des pics entourant le gigantesque glacier, goutant à cette étrange lumière bleutée se réverbérant en mille reflets au contact de la glace. Cette nature sauvage et hostile était bien plus vivante que je ne l'avais imaginé. Des lièvres blancs fuyaient des renards argentés pour finir par être happés par les serres acérés de hulotes blanches. Des ours polaires laissaient d'énormes empreintes dans la glace, témoins de passages souvent fréquentés mais dont je me gardais bien. De nombreuses tributs tantôt nomades, tantôt sédentaires, faisaient de ce lieux leur terrain de chasse et de vie.
L'eau glacée qui coulait du glacier étanchait ma soif plus surement que ne l'avait fait aucune eau de quelque puit que ce soit. Elle me lavait le corps, le coeur et l'esprit. Les nuits offraient un spectacle de douces lumières flottant parmis des étoiles aux reflets scintillants, tissant au dessus de ma tête une toile argentée.
Le vent du nord soufflait sur ma peau la divine parole de ma Dame, et me faisait frémir plus surement qu'un baiser.
Je ne me lassais pas de contempler cette nature pure, sauvage et entière. Ce froid qui m'envahissait et diffusait en moi cet douce et aggréable sensation d'abandon, forgeant mon âme tel un pic de glace acéré.
Puis, le printemps revint avec son cortège de lumières vertes, de bruits criards et changeants, de vents chauds et suaves emportant avec lui des effluves de vie. Je sus alors qu'il était temps pour moi de partir, de laisser la place à d'autres divinités. J'avais rencontré la Dame de l'Hiver, et cette rencontre resta en moi à jamais, tel le souvenir de cette neige éternelle sur le Grand Glacier. J'emportais de ce lieux la serrénité et la certitude de mon choix.
Aurile est source de Vie et de Mort. Aurile est une partie du grand Tout qui veut qu'il y est chaque saison. Aurile est la Lumière et la Pureté. Aurile est le début et la fin de toute chose. Aurile est la Mère du Nord et de ces habitants.
Aurile est l'Hiver.
Qui entendra mes paroles. Qui saura écouter ma Foi ? |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Lun 19 Nov - 17:46 | |
| Ultime outrage.
Quinzième hiver. Mission simple pour une fois. Juste apporter des provisions à une tribut humaine résidant plus au nord et souffrant de la famine et du froid. La pretresse mère leur a promis assistance et protection en échange de leur dévotion. Promesses mutuellement tenues. Je partis donc accompagnée de quelques gardes escortant deux chariots de vivres. Dix jours avant d'atteindre le village. Dix jours à contempler la magnifiscience de l'hiver. Malheureusement, au 6° jour de marche notre petite troupe fut attaquée par une bande de maraudeurs. Des chiens errant les pleines glacées à la recherche de quelques buttins. Aurile tolérait ces rebuts humains car ils la craignaient eux aussi. Jamais je n'aurais penser qu'ils osent s'en prendre à une fille du gel.....Jamais. Mais la faim, l'envie et la hargne poussent les hommes à devenir des bêtes féroces. Nous n'avions aucune chance de survie. Tous les gardes furent tués, les chariots des prises de guerre, quant à moi, je fut épargnée, pour mon plus grand malheur. Inutile de préciser la raison de leur pitié. Je dus subire leurs assauts répétés sans cesse durant 3 longues et douloureuses nuit. Je me souviens encore de la douleur, de cette atroce douleur, tant physique que morale, et de cette hargne qui me maintenait en vie. La troisième nuit, le chef de cette bande de sous hommes s'approchait de moi pour la seconde fois. Il ne voyait plus en moi qu'une bête agonisante, aussi prit il la liberté de me détacher les liens. Erreure... Il eut toutefois le temps d'arriver à ses fins au moment précis où j'arrachais sa carotide avec mes dents. Je posais de toutes mes forces ma main sur sa bouche pour qu'il ne puisse crier. De toutes façon ses compagnons étaient saouls. Je le regardais mourir lentement, se vidant de son sang alors qu'il continuait encore de chercher sa jouissance au prix de sa vie. Ce liquide abjecte qui innodait mon visage, chaud et écoeurant. Trois pauvres minutes. Voilà le temps qu'il mit à perdre conscience, puis à mourrir. Une mort trop douce hélas. Mais une mort qui me permit de m'enfuire dans la nuit noire, froide mais salvatrice...
Oh, non, je ne partis pas me réfugier au village. Je pansais mes blessures, lentement, méthodiquement et avec soin, retrouvant petit à petit mes forces. Je restais bien à distance de leur campement puis les pris en chasse...Un par un. Ils mourrurent tous. Certains n'ont même pas vu venir la mort, d'autre ont imploré ma pitié. Ironique... Je pris plaisir à les regarder agoniser, le plus lentement possible. Je fixais leur dernier regard incrédule avec délectation. Tous sont morts, mais cela n'avait pas apaiser ma haine, ma colère et mon dégout. Plus un homme me toucherait, plus jamais. La mort, seule la mort pouvait laver cet affront.
Neuf mois plus tard l'inévitable arriva. Je l'avais caché à tous. J'avais caché cet immondice qui fini par sortir de mes entrailles. Simple. Trop simple. Je m'isolais dans les landes enneigées pour sacrifier à Aurile ce qui ne devait pas être, ce qui ne sera jamais, ce que je rejetais. Avec ce sacrifice je faisais aussi celui de l'Amour. |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Lun 26 Nov - 18:08 | |
| La crevasse.
Mon sixième hiver passé au village. La matinée s'annonçait belle et ensolleillée. Malgès les avertissements de ma « mère » qui m'invectivait à l'aider pour l'office prochain, je décidais de partir aux alentours du village gouter aux premiers rayons de soleil que nous offrait enfin la Dame de l'Hiver. Je ne m'éloignais pas trop du village, déambulant au grès de la lumière lorsque soudain, le sol se déroba sous mes pieds: une crevasse venait de m'engloutir dans ses ténèbres. Je heurtais le sol gelé de ma tête et perdis aussitôt connaissance. A mon réveil tout était sombre; je ne savais même pas s'il faisait jour ou nuit. En plus d'une belle bosse au crâne, j'avais une fracture ouverte de la jambe droite. Le froid, heureusement appaisait en partie la douleur. J'eu beau crier, personne ne vint à mon secours. Les heures passèrent, lentement, terriblement lentement... A un moment que je crus être la nuit, j'entendis du bruit au dessus de moi, mais ce n'étaient que deux loups en quête d'un quelconque repas facile. Mais, impossible pour eux de descendre dans la crevasse. Ils durent chercher ailleurs une autre victime. Le temps s'égrainait au rythme de mes chansons pour Aurile. J'avais foi, foi en Elle, qui me sauverait de ce cauchemard, de cette lente et douloureuse aggonie. Mais rien...Que le souffle du vent glacial au dehors de ma prison de glace. Je méditais sur mon imprudence, sur ma desobéissance. Sans doute méritais-je cette punition. Le temps... Cette lenteur qui finit par avoir raison de moi. Petit à petit ma raison semblait s'engourdir dans une douce sensation cotonneuse. Ne pas dormir, encore penser, encore prier, plus fort, toujours....Ne pas mourrir, pas maintenant... Repousser les bras de la Dame des Glaces qui se tendaient vers moi comme pour m'enlacer et me délivrer de cette enfer... Non, repousser encore ses bras.... Rester ici, pour toujours, dormir, ne plus penser, faire corps avec la glace, avec mon linceuil.
Des bras finirent toutefois par me sortir de ce trou, ceux d'un des guerriers du village. Trois jours. Je suis restée trois longues journées dans ce trou. Les villageois étaient bien partis à ma recherche dès les premières heures de ma disparition, et ils me trouvèrent rapidement et tout aussi facilement. Mais ma « mère » leur donna l'ordre de me laisser dans cette cage. Punition dit-elle avec rage... Cette punition ne fut levée qu'au moment ou la vie allait quitter mon corps d'enfant. Je survecu malgrès tout. Ma mère ne prit même pas soin d'utiliser ses pouvoirs pour guerrir au mieux ma jambe et je du me contenter d'une attelle de bois.
Jamais plus je ne lui désobéis...Jamais. J'appris le sens du mot obéissance. |
|  | | Léa Valdebise DM

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| Sujet: Re: Léa Valdebise Lun 21 Jan - 16:52 | |
| Un contrat bien mal acquis.
Onzième hiver auprès de ma mère adoptive, onzième année de souffrance dans les terres gelées du grand nord, proche du grand glacier dont on pouvait percevoir par temps clair les reflets argentés.
Ce matin, ma « mère » m'a convié à ce qui devait être une importante cérémonie. Elle devait convoquer l'esprit d'une créature des plans infernaux de la glace, un diable venu directement de la cité gelée de Méphistar. Nous nous isolâmes dans une pièces secrète de la demeure de la pretresse pour, ensemble, dessiner un pentacle maudit et entonner des chants pour sa venue. Nous sommes restées à plasmodier des heures entières jusqu'à ce que je finisse par tomber d'épuisement. A mon réveil, un monstre hideux cornu et couvert de givre me faisait face. Il mesurait pas loin de 3 mètres de haut et semblait vaguement me sourrire, dévoilant une rangée de dents aiguisées et prètes à mordre. « Mère » lui demanda un « service »: elle souhaitait retrouver la vigueure de sa jeunesse. Pour le prix de sa demande elle offrit au diable mon propre coeur vivant pour une durée de 10 ans... Quelle ne fut pas ma surprise et je ne pu m'empècher un râle de protestation. Ma mère me gifla aussitôt et tandis que je m'essuyais les lèvres du sang qui perlait, je pu distinguer un sourrire sur les siennes. Le diable remplis avec zèle la part de son marché. Il offrit à ma mère cette vigeur qu'elle chérissait tant et me pris mon coeur vivant, me laissant sans émotion, abattue...
Je dus attendre 10 longues années avant de retrouver mon bien. Ce coeur qui me manquait tant et qui m'aurait sans nul doute permis d'affronter toutes ses dures épreuves. Un jour de décembre, 10 ans jour pour jour, le diable fit de nouveau son apparition devant moi. Il me tendit à la place du palpitant rouge que je lui avais confié, une chose inerte, froide et bleuté ayant vaguement l'apparance d'un coeur...Mon coeur...Vidé de toute sa substance, de son énergie, de sa vie... Je le remis en place et sentit alors un froid immense en moi m'envahir tel un flot glacial coulant dans mes veines. Le contrat était clos, le diable disparu un rictus aux lèvres, me laissant seule avec ce bruit sourd que je croyais avoir perdu à jamais, ce « tom tac » lancinant, qui maintenant me faisait souffrir plus que je ne l'avais crus.
Aujourd'hui, j'entend chaque jour ce son dans ma poitrine, je ressens sans cesse cette morsure de froid en moi. J'en ais oublié tout souvenir d'émotion, de chaleur et de paix. Il m'a pris un coeur vivant pour me rendre un coeur de glace. Et ce n'est qu'après de bien longues recherches que j'ai enfin pu contraindre ce diable à me servire en dédomagement du non respect de sa part du contrat. Mais à chaque appel je sens mon coeur de glace se vider encore un peu plus de sa substance.
Je suis liée à lui tout comme il l'est à moi. Tel est la sentance de ses supérieurs, tel est leur jugement, tel est ma pénitance, tel est mon prix...
(explication rp du sort de portail que je maitrise maintenant). |
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