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| | Histoire de Kaeran Shadenril, l'ombre d'automne | |
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Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 45 Feuille de personnage Perso: François du Puy
| Sujet: Histoire de Kaeran Shadenril, l'ombre d'automne Sam 10 Nov - 18:53 | |
| Edit : Je viens de remarquer que la race que j'ai choisi n'etait pas jouable, je n'avait pas lu ce détail dans les règles, je ne jouerai donc pas à moins que ma situation puisse être acceptée.
L’histoire de Chardalyn
Ou suis je ? Cela va faire trois semaines que je marche. Et cette forêt interminable me torture. Ces pensées provenaient de Chardalyn une elfe noire, du moins ce qu’il en restait… Ce qui fut une jolie guerrière de la maison Nanitarim n’était plus qu’une silhouette bien mince et fébrile, pourtant elle continuait comme si ses frères elfes noirs la poursuivaient encore inexorablement. Mais elle méritait son exil, ce qui signifiait un suicide social et une mort probable, tout étant une question de temps … La scène souvent se répétait en elle, elle pouvait encore voir le visage de celle qu’elle aurait du sauver s’évanouir face aux assauts des preneurs d’otages. Ce fut un véritable massacre, pas un seul corps ne sorti en vie de cet affrontement sanglant, hormis le sien, hormis celui de Chardalyn. J’aurai du mourir pensa t’elle, son influente sœur gouvernait la maison et ne lui fit aucun cadeau si ce n’est celui de la laisser en vie … A moins qu’elle voulait faire vivre l’esclavage par les humains à Chardalyn : les outrages qu’elle aurait à subir d’une population ou chaque enfant était formaté à haïr l’elfe noir, tandis que plus tard adultes, ces mêmes enfants apprenaient les rumeurs selon lesquelles les elfes noirs étaient particulièrement doués dans les jeux érotiques… Aussi, au cours de son errance elle se devait impérativement de voiler son visage par un large capuchon et puis ce masque fin que l’on avait recouvert de feuille d’argent, son masque d’intervention, celui qui avait porté son nom, son honneur, sa fierté, son arrogance. Déjà elle avait tué sur la route quelques charbonniers affairés à leur travail quotidien de la coupe du bois de chauffe, après les avoir assassinés elle se servait en nourriture et en fourniture dans les maisons respectueuses des défunts … Elle pu ressentir des degrés de méconnaissance et de peur qu’elle n’avait jamais expérimenté avant, cet endroit lui paraissait tellement étranger et repoussant… Elle sortit de ses pensées concernant un passé qu’elle n’atteindrait plus jamais pour s’affaler contre un arbre avec ce baluchon ridicule qu’elle traînait depuis son exil … Le soleil s’était déjà trop levé, Chardalyn dormait le jour et marchait la nuit, elle s’y sentait beaucoup mieux … La légère froideur de l’air lui rappelait sa terre, sa maison … Alors c’est ça la nostalgie ? Se disait elle par des nuits sans lune à fixer le ciel noirâtre parsemé de quelques points de lumière. C’est comme si une partie d’elle se métamorphosait, comme si tant d’années d’endoctrinement s’effaçaient l’espace d’un instant pour laisser place à un sentiment affectif faisant quelque peu chavirer un cœur trop habitué à battre d’un rythme régulier, un cœur qui ne s’enflammait que par l’auto satisfaction et le plaisir pervers . Pourtant, elle luttait sans relâche sur ce que sa solitude lui laissait entrevoir au-delà de son éducation sadique. Les sentiments encore et encore, il fallait les abattre tous ! Ils n’étaient que faiblesses et avec eux on se laissait manipuler. La confiance est l’apanage des fous comme des morts. Chardalyn laissa le repos la trouver auprès de son arbre, elle dormait mal, là en pleine journée elle était tellement visible …
Plusieurs voix de petites filles la firent ouvrir les yeux en sursaut : « Dit madame pourquoi t’as une peau comme ça ? _Eh j’en ai jamais vu moi des jolies Dames comme ça, oooh qu’elle est jolie ! _Pourquoi tu dors sur un arbre madame ? Tu veux des fleurs, regarde comme elles sont belles ! » Devant le corps affalé de l’elfe noir, dont le capuchon partait de travers, se tenaient trois petites filles d’engeance humaine, l’observant de regards emplis d’innocence, quelques fleurs à la main. « Dit tu nous laisse te mettre une fleur dans tes cheveux blancs madame ? Alleeeeez soit gentiiiiilllee »
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|  | | Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 45 Feuille de personnage Perso: François du Puy
| Sujet: Re: Histoire de Kaeran Shadenril, l'ombre d'automne Sam 10 Nov - 18:54 | |
| Suite de l'histoire de Chardalyn
Chardalyn observa les trois petites filles sous son masque avec un zeste de confusion et d’incompréhension … Elle jeta un coups d’œil rapide vers la vieille hache auprès d’elle, un objet qu’elle avait subtilisé aux charbonniers faute d’avoir une lame convenable(celle si s’était désagrégée à la surface ) . Elle ne comprenait pas bien la langue dans laquelle on lui parlait, pourtant au fur et à mesure et par quelques unes de ses lectures passées, elle parvenait à saisir quelques brides. Elle se leva lentement, sa hache à la main, esquissant un sourire magnifique aux trois gamines … Alors que les petites commençaient à la coiffer, elle fit un vaste geste en demi cercle du tranchant de la hache, emportant deux petites filles mais faisant céder l’arme. L’autre que la hache n’eut pas atteint se mit à fuir en hurlant, alors Chardalyn la poursuivit, résolu à l’achever avec les mains. Elle ne mit pas bien longtemps à l’attraper et la plaquer au sol, la pauvre enfant l’observait d’un regard effrayé, pleurant à chaudes larmes en lui demandant des « pour pou… pourquoi ? ». L’elfe noir battait la pauvre enfant de ses petits poings fébriles, puis sa victime finit par se taire, son visage enfantin roué par des coups et des traces d’ongles … Chardalyn s’arrêta, à califourchon sur le petit corps inerte qui était resté les yeux figés sur elle, deux grands yeux bleus grand ouvert … Et puis ses quelques petites fleurs dans sa petite main couleur de lait. Non c’est impossible, je mais, tuer des enfants…Mais enfin c’est anodin ! Pourquoi devrai je culpabiliser ? Elle resta là immobile à observer l’enfant mort, une vague de sentiments la traversant une fois de plus… Autour d’elle la nature semblait s’être arrêtée de vivre comme pour porter le deuil d’un meurtre de l’innocence, un triple assassinat odieux. Pourtant Chardalyn fit marche arrière pour reprendre ses affaires et s’en aller sans s’apitoyer davantage sur le geste horrible qu’elle venait de commettre. On lui avait mal appris en ce qui concernait les enfants dans son éducation et de ce qu’ils avaient de différent des humains accomplis … Enfin elles avaient remarqué sa différence, elle se devait de les occire. Après cet événement s’en suivit une longue errance, la fatigue pesait de plus en plus, tout comme la faim. Elle devait s’arrêter plus souvent pour se reposer et souffler, elle devenait de plus en plus faible et bientôt son joli visage s’éteindrait. C’est ainsi qu’aux abords d'une ville entourée de forêts, Chardalyn tomba au sol à demi inconsciente, épuisée et ceci en pleine nuit alors qu’elle continuait de marcher vers le nulle part . « Eh eh ! Karas viens voir un peu par ici, y’a comme une silhouette de femme là bas hors du chemin » déclara une femme d’un certain âge, celle-ci portait de vieux vêtements déchirés par ses escapades forestières fréquentes, elle portait une vieille lame qu’elle tenait d’une main ferme. C’était Marie, la vieille amie du garde Karas, une femme aux cheveux courts avec une poitrine à peine visible parcourue par une musculature hideuse et de magnifiques cicatrices… En soit il n’y avait bien que sa voix qui n’était pas totalement rauque et son visage imberbe aux traits adoucis qui étaient féminins en elle. Mais garde à celui qui l’insulterait d’homme ! Elle revendiquait son statut de femme et imposait le respect à la gent masculine sans quoi elle s’emportait en hâte et provoquait des duels, duels qu’elle gagnait toujours bien sur… Le grand bonhomme aux cheveux roux qui s’approchait était Karas, il fut incorporé dans la garde à 16 ans, en soit la garde c’était toute sa vie. Karas avait plus d’une trentaine d’années et malgré un ventre gonflé par la bière il continuait à exercer son métier avec un certain dynamisme. Karas s’agenouilla pour apercevoir le visage de la dame au sol, c’était toujours lui qui tenait la lanterne, Marie avait ses aises la nuit, cela faisait partie de ses multiples capacités. Il approcha donc lentement la lumière vers l’être inanimée, il aperçut alors un visage inconnu, un visage noirâtre traversée par quelques teintes violacées au niveau des joues et une magnifique bouche entrouverte qui, semble t’il respirait encore. Karas resta niaisement là à contempler l’elfe noir. « Ben qu’est ce que t’as vu ? C’est qui cette pauv’ fille encore ? » Demanda Marie toujours debout, le regard perdu. « Eh ben putain ! -quoi ? -C’est une elfe noire Marie ! C’est une elfe noire merde ! -Ah ouais ? ben elle est dans un sal état, qu’est ce qu’on fou d’elle ? -J’l’emmènes, oui j’l’emmene on s’occupera d’elle chez moi -Mais t’es dingue Karas ? Faut la buter, on va avoir que des emmerdes si tu l’emmènes -Ouais mais elle porte un masque qui brille, le genre de truc en feuille d’argent et il est scellé à elle, et j’pense bien que pour l’avoir faudra qu’elle prononce une formule, alors tu vois moi j’ai bien envie d’arrondir mon fin d’mois. C’est bien beau de faire du braconnage sur le dos du seigneur m’enfin ça t’amenes qu’un civet, rien d’autre. -Et moi je pari que t’as bien envie d’enfourner ton truc dans cette dingue, t’es qu’un homme Karas. Karas se garda bien de répondre à Marie qui ne supportait guère les invectives sur son statut de femme, qui pour un bon militaire devait rester à la maison et s’occuper des gosses et de la popotte. Sauf si elle était vraiment exceptionnelle, plus brutal que n’importe quel soldat masculin. Il commença à tirer l’elfe noir, puis la hissa sur ses fortes épaules, il ne ressentit pas tant d’efforts, Chardalyn était fort maigre. « Ben tu comptes pas sur moi pour t’aider mon vieux, moi je veux pas t’emmerdes compris ? -Marie, bordel aide moi j’pourrai pas la porter si loin et si vite, t’es bien plus forte que moi... -Ah ouais ? Ta donzelle j’peux te la remettre sur pied et te la porter si tu veux mais tu vas devoir payer, ouais tu me paieras en nature comme en écus. -T’es une chieuse Marie, qu’est ce que tu veux ? -Ta pétasse, tu vas te l’enfiler pas vrai ? Pendant qu’elle n’est pas consciente hein ? Moi c’que je veux c’est que tu lui verses ta semence à l’intérieur, et j’veux que l’être qui en naîtra soit à mon service quand il sera en âge, à mon service pour toutes mes petites affaires ouais ! Sinon t’auras à me payer beaucoup d’écus mon vieux ouais, pour pas que j’dise que t’as une noiraude bien jolie chez toi et que t’en fais ton esclave… -Ah ouais tu crois vraiment que je vais faire un gosse et l’élever ? Tu me prends pour qui ? J’veux pas d’un mioche dans mes pattes moi. -Bien j’vais te dénoncer, ça ne me dérange pas de te voir crever écartelé -C’est ça, t’as gagné la finaude aller embarque là moi sur ton dos » Marie sa saisit du corps de Chardalyn, le portant avec aisance. Les deux individus atteignirent finalement le chalet où vivait Karas. Après avoir déposé l’elfe noir puis l’avoir enchaîné par les mains et les jambes, Marie et Karas se mirent à discuter de leur curieux marché pendant quelques heures… Karas accepta tous les termes du marché même si, comme d’habitude, les exigences de son amie étaient pour le moins extravagantes. Marie administra un onguent à l’elfe noir, lui mettant un tuyau en travers de la gorge pour lui faire boire le liquide, celui-ci destiné à l’endormir un long moment autant pour le repos que pour le viol … Chardalyn se débattit violemment, reprenant vivement conscience. Mais il n’y avait rien à faire, elle était enchaînée, à demi nue, prisonnière. Elle ne pouvait hurler par le tuyau qui entrait en son gosier, puis elle se sentit brutalement défaillir avec pour dernière image celui de Marie qui souriait d’un air mesquin. A son réveil, elle se senti étrangement sale… Elle aperçut alors le visage d’un humain penché vers elle, l’observant rondement. Karas était littéralement fasciné parce que l’on pouvait appeler cette « beauté du mal », autant pour son physique que pour ce voile mystique qui émanait d’elle. Il l’avait violé brutalement pendant son sommeil, l’avait prise enchaînée en plusieurs positions, il en tremblait encore. Chardalyn se sentait extrêmement faible, elle observait l’individu devant lui d’un regard haineux, elle se sentait respirer difficilement. L’homme devant elle se mit à parler lentement : « Bonjour… Je t’ais trouvé avec Marie en forêt, on peut dire que l’on t’as sauvé la vie. Elle t’as administré plusieurs remèdes, ça va aller mieux tu verras…» Chardalyn se contenta de lui lever deux yeux emplis de dégoûts et de rancoeurs, tout ce qu’elle souhaitait dans sa situation, c’était de mourir. Mais il n’y avait aucun moyen pour elle de se suicider elle était accrochée fermement, ses poignets et ses chevilles lui faisaient atrocement mal, mais elle souffrait plus encore moralement, elle ne pouvait se laisser réduire en esclave par cette race impure. Karas sortit ensuite de la petite pièce ou elle était enfermée, celle-ci éclairée par une minuscule ouverture qui montrait une lisière de forêts, et un temps pluvieux. Chardalyn pencha la tête sur le côté en détendant ses muscles, elle se mit à écouter la pluie, sa musicalité, alors encore elle se mit à ressentir … Le chagrin d’une elfe noire, désespérée, flasque et amollie. L’homme sur lequel elle avait ouvert les yeux revint à elle avec un bol emplie de quelques victuailles qu’il tendit à Chardalyn d’un geste ému. Lutter, lutter contre l’envie et l’appétit, mourir de fin, disparaître au plus vite, terminer ce cauchemar. L’elfe noir mis dans sa bouche la cueillere qu’il lui tendait puis lui recracha tout à la figure … Frustré Karas se retira de la pièce sans dire mots et ne revint plus de la journée. Chardalyn pissa à même le sol et il en était de même de ses excréments… Elle resta toute la journée dans sa crasse, enchaînée par la douleur, tordu par le chagrin. Peu à peu ses sens se troublaient, elle sentait la folie venir en elle, elle tentait par l’esprit de s’échapper de ses liens ainsi elle ne tarda pas à délirer après quelques jours. Chaque jour elle refusait les repas et la discussion, chaque soir Marie venait lui enfoncer son tuyau dans le jabot pour lui faire boire ses breuvages, ceux-ci à son grand damne la ressourçaient . Parfois lorsqu’elle se réveillait, elle se rendait compte que Karas était passé la nettoyer, elle pouvait même percevoir aux étranges sensations de ses membres qu’on la déliait. Toujours elle se sentait incroyablement sale et souillé, bientôt le grossissement de son ventre et les premières contractions l’horrifièrent davantage… Il lui restait peu de conscience, elle n’en eut plus après six mois et se mis à balbutier des mots en elfe noir qui évoquaient son passé mais également le meurtre des trois petites filles. Ses cheveux étaient constamment gras, forts longs, ils lui pendaient devant le visage, ses deux yeux rougeâtre éclairaient l’obscurité de la pièce, elle n’avait plus l’air de rien, elle n’était plus qu’une créature émettant quelques râles plaintifs. Et puis l’heure de l’accouchement arriva, celui-ci durant tout le jour et forcé par Marie . La créature écarquillait les yeux vers le plafond en ouvrant grand la bouche, Karas se mit alors à culpabiliser de ce qu’il avait fait, il n’aimait plus lui-même regarder ce qu’était devenu SA belle elfe noire. Il avait fini par être rongé de remords. Pourtant en cette nuit là, un bébé aux teintes grisâtres sortie du ventre de la créature qui hurla quelques paroles en elfe noir avant d’expulser définitivement l’enfant. Marie prit le bébé entre un drap propre, le contemplant à la douce lueur du chandelier. Karas se joignit à elle, et, observant l’enfant il fit en ses pensées le serment de l’éduquer tel un bon garde et comme un vrai père afin de s’absoudre du cas de conscience qui naquit en lui suite à la décadence de sa mère. Dans son trouble de folie, la créature examina les deux humains s’en aller avec l’enfant bâtard qu’elle avait fait naître alors des larmes coulèrent le long de son visage, les larmes de ce qu’elle était devenu et de l’horreur qu’on lui avait forcé à créer . Cette petite chose aux cheveux d’un blond vénitien étrange et fort clair, avec une petite bouche noire et un corps de la couleur du lait avec une touche de gris … A la suite de l’accouchement, des accords furent mis au point entre Karas et Marie quant à l’avenir de l’enfant. Marie le soumettrait à ses désirs lorsqu’elle l’aurait souhaitée, elle ne verrait plus Karas et l’enfant jusqu'à ce qu’elle vienne le chercher. Il fut déclaré aussi que le petit Demi elfe prendrait deux noms : celui de Beren Oronar et celui de Kaeran-ka-Shadenril et qu’il aurait eu une mère de sang elfe , morte à l’accouchement. Ainsi la prêtresse locale fut surpris de l’enfant que lui apporta Karas, lui qui s’était décidé subitement à prier . Elle fronça les sourcils à l’évocation du nom elfique que sa soit disante mère morte à l’accouchement lui avait donné, après tout on n’avait jamais vu le père Karas avec autre chose qu’une catin. Alors une histoire d’amour avec une elfe , ça en troubla plus d’un. Pendant deux années encore, Karas se mit à entretenir l’être enchaîné en étoile dans une salle de sa maison, l’enfant de deux ans et demi entendit quelques complaintes dans le langage des elfes noirs, aussi ses oreilles furent t’elles quelques peu sensibilisés … Enfin, après un long examen de conscience et les signes de Marie qui affirmait en avoir marre de gaver une créature qui ne valait plus la peine d’exister, Karas mit un couteau dans la main de Chardalyn et lui décrocha un poignet alors qu’elle dormait. La bête se réveilla et dans un cri strident se trancha la gorge, au petit matin. Ceci fut son dernier geste après plus de trois années de martyre, l’âme torturée et souffrante de l’elfe noire Chardalyn devint alors une Banshee, et continua des siècles durant à souffrir et à hurler son chagrin parmi les rangs des morts vivants … Quant à Karas, il se contenta de récupérer le masque qui s’etait décroché, dans le dernier souffle de la créature, il conclut qu’elle avait incorporé à l’artefact un sort qui liait son porteur à vie.
Ainsi se termine l’histoire de Chardalyn
Dernière édition par le Sam 10 Nov - 19:06, édité 1 fois |
|  | | Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 45 Feuille de personnage Perso: François du Puy
| Sujet: Re: Histoire de Kaeran Shadenril, l'ombre d'automne Sam 10 Nov - 18:54 | |
| La vie d'un batard, entre perversion et recherche de soi.
"Non petit idiot, pas comme ça ! Tiens toi droit, et attends que tout le monde soit servi avant de manger, c'est comme cela la politesse, la respect, c'est tout ce qui est juste. N'oublie jamais ça, n'oublie jamais que tu serviras Hoar comme je le sers, et je souhaite que tu sois formé au plus vite pour ne pas paraître ridicule. "
Marie venait enseigner tous les jours à l'enfant caché, elle lui donnait à manger, lui fabriquait des épées de bois et lui enseignait sa façon de vivre. Karas, son père, malgré sa bonne volonté, était fort souvent absent du fait de son emploi de garde. Il n'avait jamais avoué à son fils ce que représentait le masque argenté au dessus de son lit, ni pourquoi il ne pouvait pas sortir. D'ailleurs il ne comprenait pas pourquoi il portait deux noms : l'un en lien avec ce qu'il y avait de graver à jamais dans le masque familial de sa mère, l'autre venu de son père peu illustre avec un prénom aux airs elfiques très communs.
Marie fut parfois surprise des capacités acrobatiques de son élève, mais ce qui l'indigna, c'etait les pulsions qui s'emparaient parfois de l'enfant : il s'amusait à faire du mal aux animaux. Un beau jour, le chien de son père le mordit et le petit Kaeran alla poignarder l'animal alors que celui-ci dormait. Lorsque Marie arriva sur place pour se rendre compte de ce qui se passait, le garçonnet était entrain de s'acharner sur le cadavre du pauvre animal en lui assenant des coups de pieds sur son corps sans vie.
Pour cela, il reçut encore et encore de grandes gifles, puis Marie fit prendre des cours à son protégé à l'orphelinat, auprès d'une prêtresse éminente qui portait le nom de Dame Lys. Ceci dans le plus grand secret, et par la relation d'amitié qu'entretenait Dame Lys et Marie. Dame Lys lui lisait des histoires et tentait d'apprendre au jeune homme à se maitriser et à calmer son sang qui brulait parfois d'une haine farouche. Elle prit son rôle à coeur et se surpris parfois à caresser la chevelure dorée du demi-drow avec une douceur maternelle.
Quelques années passèrent et un beau jour, il eut vingt ans. Le visage de Kaeran ou de Beren était repoussant, laid, l'union dont il était issu n'avait rien donné d'esthétique. Il progressait pourtant petit à petit au service de Marie et de la Dame Lys, c'est à ses vingt années qu'il reçut le masque en héritage de sa mère. Il ne comprit pas, et le tourna dans tous les sens en étudiant les quelques symboles qui le composait, aussi il mit plusieurs jours avant de revêtir l'objet . Celui-ci ne repoussa pas le porteur et épousa parfaitement la forme de son visage, on pouvait voir son regard bleuté en amande et sa fine bouche noirâtre . L'essentiel de son visage repoussant demeurait caché par le masque et celui-ci devint vite indispensable pour Beren. Il se sentait beau et sur de lui lorsqu'il le portait, cependant il avait parfois l'impression d'entendre sa mère l'appeler lorsqu'il dormait avec . Elle lui parlait, lui sussurait des choses dans une langue incompréhensible . Plusieurs années passèrent dans sa vie d'isolement et de solitude, c'est dans ces années qu'il fit la demande à Dame Lys d'étudier les dieux elfiques ainsi qu'une partie de leur culture. Il n'en retint cependant pas beaucoup de choses hormis le nom de Fennarel Mestarine, une déité qu'il jugea tutelaire vis à vis de son état d'esprit et de son comportement. Cependant un dieu elfe ne pouvait en aucun cas répondre aux prières d'un demi drow, si pieuses soient t'elles. Beren se croyait pourtant un demi elfe lune mais il ne comprenait pas pourquoi il était si laid et son visage si noir, de même que la raison de son enfermement et de la discrétion qu'on lui imposait. Il commença à douter, et un beau jour, il fit le choix de paraitre à visage découvert dans une taverne. Les habitants de la petite bourgade le dévisagèrent, et se mirent à mettre des mains sur le pommeau de leurs épées. D'autres l'insultèrent ou raillèrent sa laideur. Un roturier alla prévenir les autorités de l'etrange apparition qu'il avait remarqué, si bien qu'on suivit Kaeran et que l'on découvrit sa maisonnée. Il fallut quelques jours à peine pour que les villageois viennent se masser devant la maison de Karas, torches à la main, pour lui demander des explications. Grâce à Marie et à la Dame Lys, Kaeran fut recueilli dans un endroit sur, caché du regard malveillant de la population. C'est là qu'on lui fit connaitre sa vraie nature, les conditions particulieres de sa naissance, le protectorat et l'affection soudaine de son père envers lui. Les villageois , n'ayant pas retrouvé "le monstre noir" ne firent pas plus d'histoires à Karas qui s'en tira convenablement par sa profession de garde local. Dame Lys se mit cependant en quête d'un lieu ou son protégé pourrait survivre plus convenablement, c'est là qu'elle prit la résolution de l'envoyer dans un port pour prendre le premier navire venu vers une destination discrete et neuve. Entre temps, Marie décéda dans un duel face à un homme qui l'avait insulté en déclarant qu'elle n'etait pas féminine avec ses cheveux courts , sa poitrine invisible et ses quelques cicatrices. Comme prévu Marie n'avait pas apprécié, mais cette fois elle ne parvint pas à défendre son honneur.
Cette nouvelle fit souffrir son jeune protégé, il se jura alors de lutter contre le duel s'il le pourrait...
Mais il devait calmer les pulsions animant son sang et son esprit afin de ne pas sombrer. Il devait se préparer à un long voyage. |
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