
Sendarie Nouvel Age - Forum du module Role Play en ligne de Nwn2 |
| | L'âme noire de François du Puy | |
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| Auteur | Message |
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Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 46 Feuille de personnage Perso: François du Puy
 | Sujet: L'âme noire de François du Puy Sam 1 Déc - 13:23 | |
| La foudre, la foudre ! Comme elle etait belle et puissante, celle qui s'abattait sur nous ces longues nuits d'été. Je me souviens l'avoir observé par la meurtrière ou à la fenêtre de ma tour, près de la cheminée. On entendait au loin des paysans s'activer, quelques vaches beugler et parfois même un arbre s'embrasait merveilleusement. C'etait ma plus grande passion au Puy. J'apprenais à lire, à écrire, puis on me montra des contes puis des romans de chevalerie et d'amour courtois. On m'appris également à enfiler une armure rapidement, à me déplacer avec un heaume, l'équitation, l'escrime, la chasse. L'éducation classique d'un chevalier, sous toutes ses formes.
Et puis à mon adolescence, mon père Hugues se mit à se détacher de moi, pour s'occuper de mon frère Georges. J'étais devenu un étranger pour ma famille, moi le cadet issu des siècles de mariages entre diverses cousins. J'avais eu les cheveux blancs à vingt ans et je ne pouvais retenir mes violentes crises de colère.
C'est en cela que me revint la tâche d'aller collecter les taxes chez les quelques paysans du bourg. J'étais accompagné de deux de mes hommes d'armes, que j'avais engagé dans une auberge. Deux gars d'une quarantaine d'années, de vieux baroudeurs avec des dents en moins et une tronche de gobelin mal rasé. En général, tout se passait bien, mais il y avait toujours ces miséreux qui ne pouvaient pas payer. C'etait la bicoque de la vieille Roseline, qui vivait avec sa petite fille Clothilde, une magnifique jeune fille qui passait son temps à traire les quelques vaches de sa grand mère et à faire du beurre pour survivre. Je me souviens, la premiere fois qu'ils n' ont pas pu payé, on leur a pris un chandelier en argent qu'ils gardaient d'un heritage familial depuis des siècles. La Clothilde me prit par le bras et m'emmena dans la grange, me priant à genoux d'attendre encore et qu'elle paierait bientot pour son seigneur, et que sinon sa grand mère ne passerait pas l'hiver.
A ce moment là, toutes les enluminures de jeunes filles éplorées aidés par un preux chevalier me revinrent en mémoire. Je lui prenais le bout des doigts noblement et je versais mon propre argent dans le coffre. "Va jeune fille, tu es sauvée aujourd'hui".
Cependant, quelques temps plus tard, de retour au château et devant la grande table... "Frère, on dit que vous forniquez avec les paysannes ? *rires* c'est à votre niveau, vous, aux cheveux blancs à vingt ans, vous et votre solitude ignoble" Mes parents appuyaient Georges du regard, de même que par la suite la rumeur se répandit aux oreilles de mes hommes d'armes puis des paysans qui se mirent à m'insulter et à désigner Clothilde du doigt, la traitant de courtisane. |
|  | | Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 46 Feuille de personnage Perso: François du Puy
 | Sujet: Re: L'âme noire de François du Puy Sam 1 Déc - 13:36 | |
| Plusieurs mois passèrent ainsi ou l'on parlait dans mon dos, changeant de sujet lorsque j'arrivais.
Et un beau jour un paysan se permit de me dire : "J'ai pas votre or, j'suis pas quelqu'un qui refile aux violeurs et aux batards comme vous, prenez mes meubles ou violez ma fille, allez y , j'ai pas de quoi payer"
Je fis signe à mes hommes d'armes de s'ecarter et je pris le paysan par le col, avec mon gantelet. Je me mis à le soulever tandis qu'il se débattait et que sa femme et ses cinqs gosses se mettaient à hurler. J'ouvris la porte et sorti dans la rue, je pris la direction de la place publique. Là tous les paysans se mirent à sortir de chez eux et à regarder ce qu'il se passait. Je montais alors sur l'estrade du crieur public :
"Voilà ce qu'il en coûte de traiter une enfant de débauchée, et voilà ce qu'il en coûte de soupçonner son Seigneur et maître et de le calomnier !"
Sur ce, je me mis à l'étrangler à l'aide de mes gantelets, je le sentis expiré sous mes mains et une étrange sensation de plaisir se mis à vivre en moi. La famille de ma victime était en larmes, tandis que les paysans autour commençait à sortir leurs dagues en scandant mon nom .
Ils commencèrent à s'en prendre à mes hommes d'armes, qui se contentaient de les repousser pour me protéger.
François le violeur, à bat à bat ! , à bat le batard ! à mort !
Ma tête explosait, je ne pouvais plus le supporter, je voyais flou, je suais et tout semblait tourner . Alors je me mis à hurler, saisissant mon épée et me taillant un chemin en chargeant violamment dans la foule puis en courrant vers le château . Trois hommes et deux femmes firent les frais de ma colère, et mes deux hommes d'armes furent emportés.
Revenu au château, mon père me fit battre pour les troubles que j'avais causé sur ses terres, mon frère y pris part également. Après quoi ils se mirent à parler de mariage, dans la grande salle, pretextant qu'il était urgent que je trouve une veuve régentant un domaine voisin, pour lui faire part de mes envies. |
|  | | Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 46 Feuille de personnage Perso: François du Puy
 | Sujet: Re: L'âme noire de François du Puy Sam 1 Déc - 13:44 | |
| Je me mis donc en route, seul et à cheval, en direction du château de ma veuve.
C'est alors qu'une jeune femme séduisante se plaça devant mon destrier, au détour d'un chemin forestier. Elle portait une robe extrémement courte et m'observait d'un air rieur. Elle devint tout à coup plus sérieuse :
"Chevalier, je connais ton destin, tu seras malheureux avec cette femme, tu vivras isolé et tes sujets te hairont. Elle t'empoisonnera, et laissera les cerfs piétiner ton corps François. Ecoute moi, tu dois tuer cette salope, il le faut, tu la surprendras vite à te tromper avec un écuyer, tu verras"
Je me mis en colère, sortant mon épée en m'enervant sur elle : "Passe ton chemin sorcière et ne me dit pas ce que je dois faire, ôte toi avant que je ne te pourfende. "
Elle se mit à rire.
"Tu es si séduisant lorsque tu es en colère, et tu deviens si noir, si puissant, tu seras mon chevalier, le prochain tournoi approche, je suis la veuve que tu cherches"
Je m'arretais, surpris, mis pied à terre et la hissait sur mon cheval, ainsi nous suivirent la route jusqu'à son château. |
|  | | Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 46 Feuille de personnage Perso: François du Puy
 | Sujet: Re: L'âme noire de François du Puy Sam 1 Déc - 14:05 | |
| Grande et blonde, mince, les lèvres légerement pourpre, la veuve était magnifique et je me surprenais à penser qu'elle avait été marié une fois. Ses sujets semblaient l'apprécier et me regardaient sans jugement, avec un sourire naïf . Il y avait un grand sanctuaire de Chauntéa bien entretenu et parfaitement propre, cela changeait de la statue du Puy pleine de scories et de boue.
La veuve m'indiquait les champs de blés, les routes pavés de son fief, les marchands, les arbres fruitiers et les jardins de son château. C'etait un espèce de monde onirique qui semblait en parfaite harmonie avec son autorité. Cependant il me semblait sentir en elle quelquechose d'étrange, de caché, et je ne comprenais pas pourquoi elle m'avait annoncé pareil prophétie sur elle même, en m'ordonnant de la tuer. Cependant j'envoyais mon héraut annoncer à mon père la confirmation de mon union.
Le mariage se passe sous de bonnes hospices, il y eut un grand banquet inoubliable avec partout du vin et de la nourriture en abondance. Mon épouse était ravissante et j'etais parvenu à me faire pardonner par ma famille.
J'avais vingt et un an ce soir là. Une année passa, et nos disputes devinrent plus fréquentes, de plus elle n'était pas enceinte alors qu'il paraissait urgent qu'un héritier scelle définitivement la main mise de la famille du Puy sur le fief de mon épouse. Elle savait calmer mes colères de ses caresses cependant, en me murmurant des choses douces à l'oreille.
Jusqu'au jour ou un moine vint frapper à ma porte, m'annonçant avec horreur qu'il avait vu mon épouse avec un jeune homme dans le cimetière. Je prie mon épée vivement et je la vis me tromper, et jouir sous les mains du paysan, ses cris se répandant dans la paix d'une cimetiere alors qu'ils s'étraignaient sur le mur du mausolée de ma veuve.
Alors je m'avançais vers elle, qui me regardait en souriant. Je pris son amant par les cheveux. Celui ci se débattit et me lança : "bat toi à armes égales" Je l'observais d'un air interrogatif : "Toi le félon, toi le traitre, toi qui a l'audace de prendre ma femme et d'y mettre ton minable dard, toi qui répand sur elle ton jus blanchâtre au gout douteux, toi qui est de plus laid et qui me fait horreur. Oui toi, souillure de l'humanité, misérable gueux, écuyer sans honneur, jeune puceau découvrant ma femme, toi tu me dis que tu veux combattre à armes égales ?"
Ma femme ne cessait pas de me rire au nez en se caressant à côté du garçon d'écurie.
Alors je le saisis par le cou, je le soulevais, et je lui mis des coups de gantelets dans la figure. Il se débattait et il essayait sans succès de me faire un quelconque mal alors que j'etais en armure de plaque. Je le posais par terre, puis, saisissant son sexe odieux, je coupa net.
Il se mit à hurler, et je pris un certain plaisir à insérer le morceau dans sa bouche, le laissant à son agonie.
Ma femme elle, continuait à se caresser en riant. Je la regardais un instant, et me mis à m'approcher d'elle, en furie.
Sa voix douce revint, elle se serra contre moi nue, se mit à me chuchotter des choses. Je m'arretais un instant, puis je pris la résolution de la gifler du gantelet. Celle ci se toucha la joue, me lançant un regard noir : "Tu ne m'appartiendras jamais ? tu entends ?" Je le regardais, comme vidé de ma substance. Je la laissais ainsi, puis revenait au château, pris une bourse, un cheval et je partis en direction d'un ailleurs. |
|  | | Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 46 Feuille de personnage Perso: François du Puy
 | Sujet: Re: L'âme noire de François du Puy Sam 1 Déc - 14:35 | |
| Je n'allais nulle part, j'avais juste en tête de séjourner un peu dans une taverne de la prochaine ville côtirère, pour m'y reposer.
J'entrais dans un établissement, le visage sans expression, le heaume sous la main. Les marins et roturiers m'observaient avec curiosité, de même que les nombreux gardes de l'établissement. Et soudain, une voix familière se fit entendre : "Messire, que ..."
C'etait Clothilde, qui s'etait arrété net dans sa phrase en voyant mon visage.
"Chevalier du Puy, on dit que , on dit que vous avez voulu tuer votre femme ?"
"Laisse ça tu veux ? sert moi à boire et tais toi"
Un verre d'hypocras m'arriva alors, suivi d'une assiette, Clothilde s'eloigna alors et je demeurai seul toute la soirée.
Lorsque l'établissement se fit plus calme, elle se mit à s'asseoir près de moi, avec un regard maternel.
Je l'observais, comme absorbé, comme tenté de l'emporter et de faire ma vie avec, mais quelquechose me retenait , un sentiment de vengeance et d'injustice. Et une envie étrange de conflits, de retrouver cette colère qui m'avait rendu si fort.
"Je pars, Clothilde, je pars demain, je ne reviendrai pas"
Alors le lendemain, elle me regarda m'en aller tristement, mais elle resta là immobile, elle ne me retint pas et elle ne vint pas avec moi.
Je partais, et pendant la traversée, je rencontrais un étrange prêtre... |
|  | | Octobre Gobelours

Inscrit le : 10 Nov 2007 Messages : 46 Feuille de personnage Perso: François du Puy
 | Sujet: Re: L'âme noire de François du Puy Lun 17 Déc - 23:43 | |
| Déjà tant de temps passés sur cette ile. J'avais cru pouvoir maitriser les drows en me faisant leur esclave, afin de me satisfaire dans l'ultime humiliation de leur hautre prêtresse. Je n'ai réussi qu'à embrumé encore davantage mon esprit, contrôlé et rongé par une souffrance impie. Tout cela a fini par se terminer.
Mes sentiments gagnent en puissance, ils luttent contre mon aura et ma colère intérieur dans un combat sacré. L'amour, la vie ? j'arrive peu à peu à retrouver le gout de ces choses, mais je n'ai trouvé que du vide comme réponses. Vide eternel, noirceur, par laquelle je tire mes pouvoirs.
J'ai fait des rêves étranges ces derniers temps néanmoins, j'ai vu des faibles d'esprits et j'ai été de déceptions en déceptions. Je parcours un aride chemin, en quête d'une légére lumiere apaisante, quelquechose capable de me redonner la raison . L'ordre de chevalier des griffons noirs a signé la fin d'un éphèmere contrat, il tente de m'emporter, de me faire revenir à lui. Mais il n'est qu'un dieu de mensonges, de couards et de faibles qui utilisent la discussion plutot que l'epee ou la noblesse des actes.
Mon esprit n'avait pas changé, ma rancoeur demeurait intact, mais un gant de velours se posait sur mon âme à présent. Ce n'etait pas une libération: j'etais de nouveau un déchu, mais le vide laissait place à l'envie plus juste du châtiment sans concession. |
|  | | | L'âme noire de François du Puy | |
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