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Emyel Rilynt'tar

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Neko
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Sexe:MasculinPoissonsBuffle
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Localisation : Dans les cieux . . . ou en tout cas, proche des avions xD

Feuille de personnage
Perso: Emyel Rilynt’tar

MessageSujet: Emyel Rilynt'tar   Mer 18 Oct - 21:44



Emyel Rilynt'tar


Une forêt sombre, une nuit sans lune, et une silhouette encapuchonnée à peine visible aux yeux de tous.
Aux yeux de tous, oui, mais pas aux miens… cela fait maintenant vingt-neuf jours que je suis à la poursuite de cette silhouette.
Elle donne l’impression de se déplacer au gré du vent, et malheur à ceux qui croisent son chemin.
Dernier exemple en date, il doit y avoir maintenant deux heures de cela, un pauvre humain, plutôt imposant pour un être de cette espèce, certainement désireux d’être amical avec notre « ami », ne vit pas le coup venir.

En un instant, d'un geste si rapide qu'il en était devenu imperceptible pour lui, une dague vînt a la rencontre de sa chair et de son sang, allant jusqu'à trancher net la carotide ; cela fut magnifique a voir.
Un travail net, rapide, et sans une once d’hésitation.

"Son propriétaire désormais mort, voici donc un gîte pour notre silhouette"

Après de longues heures à attendre quelques mouvements provenant de la maison, et à la vue de l’apparition de ce maudit astre solaire, il va me falloir bouger… depuis que nous sommes à la surface, j’ai réussi à m’en cacher, mais là, je ne vois que la maison pour me protéger de cette lumière si corrosive et désagréable.

Il est donc temps d’aller sa rencontre et d’établir le contact avec notre inconnu.

Discrètement, je m’approche alors de la maison. Arrivé aux abords de celle-ci, je me souviens que la porte n’est pas le meilleur moyen d’entrer sans se faire remarquer... les gonds de celle-ci sont plus que rouillés.
Je cherche alors un moyen dérobé, et par chance pour moi, une fenêtre ouverte me tendait les bras.

Je pénètre alors dans la demeure.

Je l’ai assez bien observée sans me faire voir comme ça durant ses vingt-neuf jours pour savoir ce qu’elle vaut, elle est plutôt habile, sait se faire discrète, avec encore un peu de pratique tout de même avant d’être vraiment « douée » ... allons donc le lui prouver de suite.

Silencieusement, me mouvant sans faire craquer le plancher de chêne brut, ni même déplacer la poussière, sans un bruit, sans qu’aucun son ne puisse trahir ma présence je m’approche de plus en plus.
Un pas après l’autre je me rapprochais alors de plus en plus, puis arrivé à son niveau, l’une de mes rapières alla se positionner près de sa gorge, et au moment ou j’allais le tenir en respect, une douce voix s’éleva, s’adressant à moi :

« Tu es doué. Mis à part l’odeur que dégagent les nôtres, rien ne t’a trahis. Mais cette odeur, oui, cette odeur, rien ne me fera jamais l’oublier. »

Et c’est ainsi que, sans me faire face, la discussion continua, « Qui es-tu ? Que me veux-tu ? Qui t’envoie ? Je ne sens pas d’agressivité émanant de toi, sinon tu ne serais déjà plus capable de respirer, alors réponds moi. »

Sa perception des choses était unique, elle faisait preuve d’une sensibilisée extraordinaire, et réellement très développée, et c’est en pensant à ce qui allait suivre que j’éclatai de rire.

« Qui suis-je ? Pour le moment cela est sans importance. J’ai vu une drow, armée et couverte de sang, sortir de Menzoberranzan en tuant sur son passage tout mâle s'interposant ou ne s’écartant pas assez vite.

Tu ma plu, intrigué peut-être, mais le fait est que je t’ai suivi pour te connaître, et savoir ce qui t’a poussé à fuir les nôtres pour te réfugier à la surface.
Alors apaise ma soif de savoir, et parle. »

C’est alors, intriguée par mes dires, que « elle » daigna me faire face, me fixa de ses magnifiques yeux lavande, et qu’elle me conta son histoire.

« Je me nomme Emyel Rilynt'tar, fille de matrone Lyell Rilynt'tar - elle marque une pause, semble hésiter - ou plutôt devrais-je dire fille de l’ancienne matrone Lyell. »

Rilynt’tar, ce nom ne m’était pas inconnu. Elle dirigeait la maison qui porte son nom depuis plus de cinq siècles. Le nombre de ses prêtresses était inconnu, mais bien qu’elle ne faisait pas encore partie des grandes maisons, elle ne tarderait pas à en être ... mais je ne m’attarde pas trop longtemps là-dessus.
Ce qui captive alors mon attention, ce sont ses yeux. Ils sont sublimes, ils rayonnent. C’'est véritablement le plus beau regard qu’il m’ait été donné de voir. Mais il n'en demeurait pas moins un regard assoiffé de sang.

« Je suis le huitième enfant. Les cinq premiers sont des filles, toutes devenues prêtresses. Puis vinrent deux mâles, tout deux parvenus mages, envoyés à Sorcere.
Huitième enfant et sixième fille, dés mon plus jeune âge, je m’intéressai plus au maniement des armes qu’à la religion, dirons nous, et étant d’une habilité et d’une dextérité plutôt inhabituelle pour mon âge, je devins la combattante de la maison Rilynt’tar.

‘’La 6ème filles de la 12ème maison servira les siens par les armes ! ‘’ Telles furent les paroles de ... ‘matrone’ Lyell, j’en fus emplie de joie.
Pour autant que cela soit possible pour nous, j’aimais cette vie, et était étrangement liée a l’un de mes ‘frères’.
Mais un jour, après un entretien entre matrone Lyell et un mage inconnu, Lesaonar disparu avec lui, et je ne le revis jamais plus.
C’est à compter de ce jour que tout alla en se dégradant.

Certains actes de matrone Lyell, certains passages chez « nous », et plusieurs autres petits indices ont commencé à me faire penser que Lloth était de moins en moins vénérée chez nous »

Je n’en croyais pas mes oreilles ! Emyel me disait cela avec tant de détachement, alors que ce n’est pas chose aisé de porter cela, surtout d’en parler.

« Après avoir mené quelques investigations auprès des bonnes personnes, j’ai découvert que Lloth avait donné son aval à une autre maison pour nous détruire. Et cela, bien évidemment, sans que matrone Lyell ne puisse s’en apercevoir.

Je mis alors mon plan à exécution et me préparai de mon côté pour l’attaque sans rien dire aux miens.

Lorsque le-dit jour fut arrivé, mon sang se mit à bouillir dans mes veines, et je pris les devants.

Comme à son habitude, matrone Lyell enverra alors ses enfants en première ligne, tandis qu’elle, restera sur son trône, à demander les faveurs de Lloth.

C’est à ce moment là que je devais frapper.

Lorsque le moment arriva, matrone Lyell fit comme à son habitude.
Nous partîmes donc tous en première ligne.
Je fis mine d’avoir oublié « quelque chose » à l’entrée de l’antichambre de la maison Rilynt’tar, aux devants des portes menant à matrone Lyell.
Au moment ou l’affrontement commença vraiment, je parti chercher ce « quelque chose ».

Une fois aux portes menant à matrone Lyell, je saisi mes armes, et pénétrai alors dans la pièce ou elle se trouvait.

Et là, je le vis, la raison de notre perte : matrone Lyell priait une autre Déesse, Vaheraun ! Lloth avait donc décidé l’élimination de la maison Rilynt’tar... et je me fis un plaisir de l’aider dans sa noble tâche.

A ma vue, matrone Lyell ne su quoi dire, quoi faire, ni comment réagir.
Me voyant m’approcher d’elle de plus en plus, dagues en mains, elle comprit mes intentions, et avant même qu’elle n’eut prononcé une quelconque parole, malédiction, envoûtement ou quoi que ce soit du genre, je me ruai sur elle, évitant son fouet, et plantant alors l’une de mes dagues en plein cœur de cette chère matrone, l’autre dague se faisant un plaisir d’aller à la rencontre de sa gorge.

Personne ne m’avait vu.
Personne ne m’avait entendu.
Personne ne se doutait que matrone Lyell n’était plus.

Et sans que personne ne le sache, je quittai la maison Rilynt’tar, emportant quelques armes, vêtements et l’or nécessaire a ma fuite.

Je m’attelai à la tâche qui était mienne désormais. Tout d'abord sortir de la propriété, puis quitter la ville. Un survivant d’une maison vouée à la destruction pouvant causer la perte de la maison l’ayant attaqué, il me fallait faire vite.

C’est à ce moment là que tu as du me suivre, tu faisais très certainement partie de la maison chargée de nous détruire... Tu m’as alors suivie jusqu’ici.
Tu connais donc la suite »

J’étais encore sous le choc de ses révélations. Me parler ainsi de son histoire, tout en sachant pertinemment qui je suis... et connaissant donc les risques qu’elle encourait... Je n’en reviens pas.

« Maintenant parle, dis-moi ce que je veux entendre »

« Et bien, quelle histoire... Passons, je me nomme Dizzen Do'Ilisharr, et je fais effectivement partie de la maison chargée d’exterminer les vôtres.
Je suis aspirant maître d’arme enfin plus pour longtemps, je serai bientôt le maître d’arme de la maison Do'Ilisharr !

Tu me plais, tu es belle, forte, et intelligente, de plus, tu m’as l’air d’être vouée à Lloth, contrairement à cette traîtresse de Lyell. Laisse-moi te former, et tu seras alors invincible. »

« Dizzen, c’est cela. Apprenti maître d’arme hein... ? »

« Oui, le meilleur ! »

Elle se leva, s’avança vers moi et me fit reculer jusqu’au centre de la pièce.
Elle me fixa, droit dans les yeux, j’avais l’impression qu’elle essayait, non qu’elle était en train de lire en moi, en train de sonder mon âme.

Ses yeux lavande, je n’arrivais pas à m’en détacher.
Sans bouger, la discutions continua.

« Qu’aurais-je à gagner si tu me forme ? Te crois tu supérieur a moi ? »

Son regard me déstabilisait, je ne pouvait cesser de la regarde, de la fixer, j’était a la fois captivé et terrifié.

« Je… »

J’avalai ma salive, laissant perler une goutte de sueur sur ma tempe droite. Puis, je me ressaisis !

« JE te suis indéniablement supérieur en se qui concerne la fuite et le camouflage, preuve en est, a aucun moment tu ne t’es aperçut que je te suivait !
De plus, j’atteindrait bientôt mes deux siècles et demi d’existence, tandis que toi, huitième enfant de la famille Rilynt’tar, ne doit guère avoir plus de onze ou douze décennies…, non ?
Je respecte ton histoire et ta dévotion à Lloth, louée soit Lloth, mais il est évident que sur le plan du combat, tu n’es pas encore à mon niveau. »

Je réussit a m’imposer et, enfin, a détacher mon regard du sien.

« Alors ? Qu’en dis tu ? »

Je me dirigeais alors vers la table, je m’installais sur l’une de chaise en attendant sa réaction.
Celle-ci ne tarda pas à se faire connaître, Emyel, qui se trouvait a deux ou trois mètres devant moi se tenaient de profil, par rapport a moi.
Elle tourna lentement la tête vers moi, me fixant une fois de plus.
Elle s’avança alors vers moi, d’un pas léger, lentement, sensuellement, me fixant alors avec un regard enivrant.

Sans mot dire, elle continua de s’approcher de moi.

Elle était là, enfin a mon niveau, on l’aurait cru en transe, j’avais réussit a la convaincre !

Elle s’approcha encore, posant tout d’abord ses mains sur mes cuisses, puis écartant les siennes et s’asseyant sur moi. Chacune de ses cuisses vinrent se serrées contre mes flancs.

Sa main gauche resta derrière son dos posée sur mon genou droit, sa main droite, quant à elle, saisit ma nuque.
Et ses yeux, oui, ses yeux lavande me fascinaient comme je ne l’avais jamais été.

Sa tête, proche de la mienne, si proche…
Son buste contre mon torse…
Ses hanches contre les miennes…

Je sentis alors sa main gauche quitter mon genoux, je l’imaginais déjà me saisissant et …

Je ne tenais plus, et, c’est lorsque sa main allait atteindre ma nuque que je la sentis, au fond de mon être, au fond de mon cœur, … quelque chose prenait la place d’autre chose…

C’était la vie et la mort, cette dernière prenant alors place en moi après prés de deux cent cinquante ans.

Dizzen s’effondra alors au sol, les yeux toujours rivés sur Emyel, et répétant inlassablement « Je te veux, tu es a moi… »

Je tendais la main vers elle, tentant de la saisir, de la toucher...

Emyel s’accroupie alors, me regardant de plus prêt. Elle porta alors le regard sur la main gauche que je lui tendais.

Je la fixais encore et toujours, je ne voyais qu’elle, je ne voyais que ses yeux.

Je ne désirais plus qu’une chose, la toucher, et la, je la vis, sa main… Emyel tendit alors son bras en ma direction. Malgré mon état, je ne pensais qu’a une chose, un contact de sa peau contre la mienne…

Je…ma vue me jouais des tours, je distinguais de moins en moins les traits du visage d’Emyel.
A l’exception de ses yeux, eux me paraissaient plus imposants encore.

Et c’est alors, ne voyant plus que ses yeux, que les miens se fermèrent à jamais.

Avec un sourire sadique aux lèvres et des yeux toujours sublimes, Emyel se releva, retirant la dague qu’elle avait plongée en moi, aux travers de mes poumons, perforant par la même occasion mon cœur...

Cette sensation… comment la décrire, se que ressentait actuellement je ne pouvais le décrire par des mots.


Emyel était une fois de plus couverte de sang, celui d’un mâle pathétique ? Faible ?
Simplement manipulable par la beauté de notre tueuse aux yeux lavande.

Elle avait toujours vécu ainsi, ne se laissant pas marcher dessus, et ce n’est pas maintenant quelle était la dernière représentante vivante de son clan que cela allait changer.

« Ma quête na pas encore débutée, que ceux que je chasse viennent a moi d’eux même... Je prendrais ma revanche sur le clan Do'Ilisharr ! »

Emyel rangea ses armes et se dirigea vers se qui devait être la salle d’eau. Elle ôta ses vêtements, les nettoyants et par la même occasion fit la même chose pour son corps.
A son retour dans la salle principale, une surprise de taille l’y attendait.
Des araignées, des dizaines voir peut être même des centaines d’araignées étaient là a dévorées le corps de Dizzen. Pour Emyel cela ne faisait plus aucun doutes, elles avait les faveurs de Lloth.

« Cela en est la preuve ... Lloth na pas abandonnée les miens ! Sans contestations possible, Lloth est a mes cotés, elle désire la perte de la maison Do'Ilisharr, celle qui avait pour but de nous détruire TOUS et qui a échouée !! Lloth ne tolère aucuns échecs ! »

Emyel arborait un sourire d’extase, celle pour qui elle a toujours vécue lui offre ses faveurs, elle ne devait, en aucuns cas, la décevoir désormais !

C’est alors que, après s’être rhabillée et équipée de ses deux dagues a la ceinture et de son arc au dos, et après avoir pris un peu de repos durant le reste de la journée qui s’écoula, Emyel se mis de nouveau en route a la nuit tombée.

En route pour acquérir assez de puissance pour décimer le clan Do'Ilisharr,
En route pour prouver à Lloth son entière dévotion,
En route pour trouver des appuis dans sa noble quête...

Elle parcourt désormais les terres de Faerûn, et rien ne l’empêchera d’accomplir son destin...


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Emyel Rilynt'tar

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