cosaque Liche

Inscrit le : 29 Mar 2007 Messages : 611 Feuille de personnage Perso: vinther raelthorne
| Sujet: [BG] Vorn Mer 14 Mai - 23:40 | |
| L’eau est froide. Elle me fait du bien. C’est Korewill qui m’avait appris à aller sous cette cascade. Ici, je parviens à reprendre mon calme. Ici mes muscles que j’ais mis a rude épreuve comme chaque jours se détendent. Ici je retrouve une sérénité qui me ramène comme toujours aux jours heureux. Lathandre soit bénis, ces jours ont toujours été plus nombreux que sous les nuages de la tristesses .Et pourtant, je n’ai pas donné ma part aux chiens…
L’eau ruisselle, le froid m’envahit, anesthésiant ma fatigue, réanimant mes souvenirs.
Une mère douce, un père autoritaire, mais juste. Ils sont figés dans ma mémoire. Celle ci me ramène sur le continent. Je sais que mon père, après quinze ans de bons et loyaux services dans la milice avait eu droit à une masure, et quelques terres. Je me souviens que là-bas, rien ne poussait, que nous allions tout perdre, et qu’au final, nous sommes partit tenter l’aventure sur une petite île tout juste colonisée.
Deux ans plus tard, nous avions notre ferme, pas loin d’une statue brisée, proche de la ville, et le blé poussait vite, très vite. Nous faisions deux récoltes par ans ! Maman était radieuse, on parlait de l'avenir, père voulait m’envoyer à mes quinze ans dans la milice de la ville, et tout les deux voulaient savoir si j' avais une préférence pour un petit frère ou une petite sœur.
7 ans. Fin du premier acte. Dans un final rouge. Rouge comme la lune de cette nuit. Rouge comme la rage de ces hommes qui puaient. Rouge comme l’incendie de la ferme. Rouge comme la douleur que je ressentais. Rouge enfin comme le sang de mes parents, proprement abattus. Lathander soit bénis, ils n’ont pas eu le temps de souffrir.
Le lendemain, Korewill, le prêtre de la ville me recueillis avec ma blessure, ma peine et ce bout de métal représentant une main noire serrée dans mon poing. Je ne me souviendrais jamais de ce qui c' est passé exactement.Je ne sais même plus ou ont été enterrés mes parents.
De l’orphelinat, j’en garde de bons souvenirs. Je me rappelle de Korewill qui m’appris à lire, de Shany qui venait nous voir, de Froidoc qui m’appris deux trois recettes de cuisine. Et surtout d’ Eolfine, quand derrière la coure elle maniait son tranchoir. Bien qu’elle ne le sache jamais, ce bruit éveillait en moi le souvenir rouge. Il m’angoissait. Je ne me souvient d’ailleurs pas d’avoir jouer à « chevalier et castel » ou aux « gardiens du pont » avec les autres enfants…
Je me rappel aussi de Corth le garde. Un ancien champion de pugilat. Un grand cœur aussi grand que le trou dans sa bouche, là où il n’avait plus de dents. Il me recueillit après mon tabassage en règle par la bande à Clétus. Clétus ne m’aimait pas, il n’aimait pas les marques de mon corps, et je le comprends.Ha Corth... Sa première réaction fut de me houspiller. Sa deuxième fut de m’apprendre deux trois truc pour me défendre. Et en premier lieu : la course !
Je devais avoir onze ans quand Corth me pris sous son aile. Je ne sais pas pourquoi, mais quand il m’apprit à frapper de mes poings. « Fausse patte » qu’il m’appelât, j’appris plus tard pourquoi.
Et puis, malgré moi, vint l’adolescence, celle ou on veut prouver à tous sa valeur. N’ étant pas le plus puissant, ni le plus beau, la seule façon de montrer ce que je valais fut de me « promener » dans les murs de Galaen, mais attention, façon Von. Plutôt que d’utiliser la rue, je m’amusais à sauter de toit en toit, de descendre par les gouttières pour regrimper par l’enseigne de la taverne… Bref, n’eu été ma coordination naturelle et mon instinct, je me serais suffisamment brisé le cou pour dix générations. Et puis de toute façon, les filles préféraient les costauds et les beaux garçons, ceux qui avaient des marques….
C’est à quinze ans que Corth m’emmenât sur le continent. Là-bas, je devais entrer pour la première fois dans le cercle de sable. Ce cercle est une sorte de mythe. Toutes les villes ou le pugilat est élevé au rang d’art en possède un. Dans ce cercle, pas de différence. Pas de mensonge. Et surtout, pas de haine. Deux adversaires s’affrontent. Si l’un cri stop, n’en peut plus ou ne se relève pas, le combat est fini. Pas de mort. Pas de Rouge.
Le choc de la chair, le craquement des articulations, l’odeur de la sueur…Tout cela fait partit de l’aspect physique. Mais ce cercle, il m’attirait comme une sirène attire les marins. Comme une flamme attire une phalène. Je m’ y suis brûlé.
Quatre ans plus tard, Corth mourut dans son lit. Trop d’alcool. Trop vieux. Moi, je quittais le cercle de sable, Galaen était malade, et je craignais pour la vie de ceux qui étaient à mes coté lors de l’expédition. Celle de la tour, celle du mage, celle de la malédiction.
Galaen la nouvelle avait changée. Cela fait un an que c’est fini, et pourtant, je pleure encore comme un gosse devant la tombe de Korewill. Ma gorge se sert devant ce monument. Et mes pas me ramènent encore et toujours à cette cascade pour soulager mes peines.
Cela fait deux semaines que je loge à l’auberge. Ce que j’ai gagné au cercle de sable est en train de s’évaporer. Je n’ai toujours pas de nouvelles de mes trois « frères de marque », mais ils sont là, mon instinct ne trompe pas. J’aimerais tant savoir ce qu’ils sont devenu.
En attendant, je cherche la tombe de mes parents.Je passe des heures et des heures à chercher, à fouiller l' ile, a essayer de me souvenir de quelque chose, n' importe quoi. Korewill m' avait promis de m' en parler à ma majorité, les bainites de la compagnie ne lui en ont pas laissé le temps.
Il me reste à créer un cercle à Galaen, un cercle complet, avec toutes ses épreuves. Cela m' occuperat. |
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